- Lire les annonces d'emploi
- Passer une offre d'emploi (vous cherchez à recruter)
- Passer une demande d'emploi (vous cherchez un poste)
- Alerte e-mail emploi
- Fiches métiers en pharmacie (hôpital, officine...)
- Grille des salaires à l'officine
- Conseils aux salariés en recherche d'emploi
- Conseils de recrutement aux employeurs
- Adresses utiles
Tendances et prix de vente des pharmacies
Transactions 2011 : les prix continuent de baisser, la reprise des volumes se confirme.
Malgré un contexte économique toujours aussi difficile et des perspectives qui ont encore du mal à se dessiner pour l’officine, le marché a bien réagi en 2011, en devenant plus favorable aux acquéreurs. Pour la troisième année consécutive, les prix des officines baissent, de 2 points, confirmant la tendance observée en 2010 (-2 points) et 2009 (- 3 points). Le prix moyen France entière s’établit désormais à 84 % du CA TTC. Cette baisse se retrouve également dans les prix exprimés en multiple de l’EBE. Après avoir atteint un niveau record de 8,7 fois l’EBE en 2008, le multiple moyen de l’EBE est retombé à 8,3 en 2009 puis 8,1 en 2010 et maintenant à 7,5. Les prix du marché ont encore du chemin à parcourir pour se rapprocher de leur « prix économique » estimé entre 5 et 6 fois l’EBE.
Les pharmacies les plus valorisées (celles de centre commercial) ne dérogent plus à la tendance du marché. Stable en 2010, leur prix moyen baisse de 2 points à 92 % du CA TTC, soit au même rythme que les autres types d’officines. Quel que soit le niveau de chiffre d’affaires, les prix chutent, y compris pour les pharmacies de plus de 2 millions d'euros (-1 point à 90 % du CA TTC). Les marchés des extrêmes s’éloignent de plus en plus l’un de l’autre (23 points contre 19 points en 2010) : celui des cessions à moins de 65 % a doublé en trois ans pour se situer maintenant à 10 % tandis que celui des cessions à plus de 100 % ne cesse de diminuer.
Sous l’effet des départs accrus à la retraite, des ventes dictées par les difficultés financières et des regroupements de plus en plus nombreux, le marché renoue avec une croissance significative des cessions de fonds (+15%), à même de faciliter le renouvellement de la profession.
En volume
Le marché des transactions d’officines, en nombre, a nettement augmenté. 1250 cessions de fonds ont été recensées en 2011 auxquelles s’ajoutent les cessions de parts sociales, ce qui représente plus de 1550 changements de titulaires. Les départs en retraite restent la principale cause de transmission.
Compte tenu des prix encore élevés et des rentabilités qui peinent à se maintenir, les banques redoublent de prudence. Conséquence : les négociations se durcissent et les durées des cessions s’allongent. Sans surprise, les belles affaires (plus de 2 M€) sont celles qui partent le plus vite.
En valeur
Le marché des officines a enregistré une correction significative (-7 points) en trois ans. Les vendeurs se sont rendus à l’évidence et admettent que le juste prix d’une pharmacie est celui qui permet de la financer sur 12 ans et de faire vivre correctement son titulaire. Penser que les prix vont remonter en sortie de crise, c’est prendre le risque de laisser passer le coche pour vendre son fonds de commerce à bon prix. Néanmoins, les acquéreurs auraient tort de parier sur une dégringolade des prix de cession. En particulier, les pharmacies les plus recherchées continueront de se vendre au-delà d’un prix économique.
Des inégalités toujours marquées
Plusieurs constantes demeurent :
La taille reste un critère déterminant du prix, les prix augmentent proportionnellement au chiffre d’affaires…mais aussi en fonction de la qualité de l’emplacement commercial.
Au niveau régional, le clivage Nord/Sud demeure mais s’atténue.
Les disparités entre les régions les moins chères et les régions les plus chères se réduisent.
La fracture sur les prix entre les officines les plus recherchées et les autres se confirme.
La tendance 2012 : une poursuite prévisible de la baisse des prix
Après cette nouvelle baisse des prix et les vagues de départ à la retraite qui vont aller en s’amplifiant, tout porte à croire que cette tendance va se prolonger. Les vendeurs ont maintenant intérêt à se décider rapidement ! Cependant, le niveau historiquement bas des taux et le poids de la demande insatisfaite pourraient préserver le marché des transactions de toute chute vertigineuse. Seul un changement de modèle (déréglementation : ouverture du monopole, suppression de la loi de répartition démogéographique) serait en mesure de provoquer une forte dépréciation des fonds de pharmacies. Mais il n’est pas à l’ordre du jour.
Les prix par région (prix de vente moyen en % du CA TTC en 2011)
Alsace : 93 %
Aquitaine : 93 %
Auvergne : 72 %
Basse-Normandie : 87 %
Bourgogne : 76 %
Bretagne : 88 %
Centre : 78 %
Champagne-Ardenne : 84 %
Corse : 95 %
Franche-Comté : 81 %
Haute-Normandie : 81 %
Ile-de-France, hors Paris : 76 %
Languedoc-Roussillon : 92 %
Limousin : 76 %
Lorraine : 85 %
Midi-Pyrénées : 83 %
Nord-Pas-de-Calais : 82 %
Paris : 80 %
Pays de la Loire : 84 %
Picardie : 84 %
Poitou-Charentes : 83 %
PACA : 94 %
Rhône-Alpes : 84 %
Sources : données Interfimo - mars 2012
Pour en savoir plus
(Publicité)
