Connaissez ce petit anneau de plastique souple qui permet de copuler sans risque d’enfanter ? Il vous arrive d’en vendre mais pas si souvent. Nous étions plusieurs à la rédaction à découvrir l’engin, pas si impressionnant en définitive. Le laboratoire nous a envoyé gentiment un échantillon et nous allons tirer au sort qui sera le cobaye. JE PLAISANTE. En fait, c’est Isabelle qui va le photographier pour illustrer notre prochain article sur le sujet…
Bien sûr l’anneau a suscité forcément des questions. Quel est son mode d’action ? (identique à la pilule, les hormones qu’il contient passent à travers la muqueuse vaginale) Comment on le met ? (comme un tampon hygiénique) Risque-t-il de tomber ? (a priori, non son périmètre est plus important que l’orifice vaginal, il se cale sur le pourtour vaginal) Combien de temps le garde-t-on ? (trois semaines puis une semaine d’arrêt pour les règles)… Je suis en train de vous faire l’article avant l’heure. Vous retrouverez en effet la prose de Florence, qui tient la rubrique « mieux comprendre la délivrance » dans le numéro prochain de Porphyre. Une prose toute en retenue…
Elle avait la prose plus délurée, Florence, tout à l’heure mais, correction oblige, respect de la vie privée et tutti quanti, je n’en dirai rien. A sa décharge, faut dire que Christine l’avait gentiment titillée. D’abord cette dernière a lancé le débat sur l’efficacité des méthodes de contraception ? Là il y a eu bataille de pharmaciennes en bonne et due forme à coup d’indice de Pearl et d’indicateurs enzymatiques sous pilule… Et puis des questions pratiques : est-ce qu’un gros pénis ou la vigueur d’un rapport sexuel ne peut déplacer l’anneau ? Réponse de l’auteur de l’article : aucun problème du moment que l’anneau reste dans le vagin…
Quel intérêt d’utiliser l’anneau vaginal ? Si on le compare aux autres contraceptions hormonales, il est moins contraignant qu’une pilule (prise quotidienne) ou que le patch (prise hebdomadaire), moins radical que l’implant (mis en place pour trois ans) et conviendra aux utilisatrices de pilule qui veulent se simplifier la vie lors d’un voyage à l’étranger ou à des femmes à l’activité sexuelle très ponctuelle et à celles qui ont une fâcheuse tendance à oublier leur pilule.
En terme de contraception, il n’y a pas de méthode supérieure à une autre. L’essentiel est que chaque femme trouve celle qui lui convient. Citons aussi le stérilet, le préservatif masculin et féminin, les spermicides, la cape cervicale et le diaphragme voire dans certains cas la stérilisation (ligature des trompes chez la femme, vasectomie chez l’homme) !
En tant qu’officinaux, votre rôle est aussi de faire passer l’information au comptoir… Pour éviter l’épreuve de l’interruption volontaire de grossesse. En moyenne une femme sur deux y est confrontée dans sa vie (200 000 IVG par an). Et bien sûr il est primordial de communiquer autour de la contraception d’urgence. Au moindre incident (erreur de prise de pilule, accident de préservatif, rapport sexuel non protégé), que toute femme court à la pharmacie acheter la pilule du lendemain, elle est en vente libre ! A moins qu’elle ne préfère aller immédiatement chez son médecin qui pourra lui poser un stérilet (quel que soit l’âge), méthode d’urgence encore plus efficace.
A lundi
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