Voilà, je viens de recevoir  la revue du syndicat FO de la pharmacie. Le titre en une me plombe ma fin de journée : "la rentrée sera difficile, préparons nous".

 

L’éditorial de  Jacques Techer s’intitule "pouvoir d’achat"… alors forcément ! Il rapporte l’inquiétude de tous les salariés des entreprises de France, et de citer l’augmentation des prix des produits de première nécessité, du carburant, la mise en place des franchises médicales, l’augmentation du prix des loyers…

 

Qu’en pensez-vous ? La vie est-elle dure pour vous ? Faites-vous comme beaucoup de vacanciers, écourtez-vous vos séjours estivaux et rationnez-vous vos déplacements en voiture ?

 

Bon, je ne vais pas vous plomber par ricochet à vous aussi la journée.  Si nous voyageons moins et si nous sommes obligés de nous serrer la ceinture, continuons bien sûr à lutter pour des lendemains meilleurs mais cultivons notre jardin. Ce sera la peinture à l’aquarelle, un bon bouquin ou un magazine, une promenade dans la forêt  voire une bonne partie de cartes avec les copains.

 

Soignons notre moral.

 

A vendredi



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

 

Les vacances pointent leur nez et j’en profite. Je vous souhaite aussi du repos et du ciel bleu.

Pardonnez-moi ce court message et à mardi !



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Chers Jean-Claude, Marie, Anne-Marie, par vos commentaires sur mon dernier post, je vois que vous n’hésitez pas devant une plaie ou une écharde. Vous défendez becs et ongles votre positionnement de professionnel de santé. Bravo !

 

Chers compagnons de blog, Marielle, Athus, Nicole, Dominique… je vois aussi que depuis mon post "Que pensez-vous de mon blog ?", vous avez passé la vitesse supérieure, actionnez la souris et pianotez sur vos claviers.  Si cet appel du 8 juillet n’a pas recueilli les 50 commentaires que je réclamais, le score de 10 me rassure. Et c’est un plaisir pour moi de vous lire.

 

En ce moment, la rédaction respire la tranquillité. Pas de téléphone et peu de mails dans ma boîte. "ô temps suspends ton vol !" *

 

Avec Sandrine et Valérie, mes maquettistes préférées, nous travaillons quand même, tranquillement, mais d’arrache-pied. Nous défions les lois de la gravité et décollons du sol pour mettre notre énergie à votre service

 

 

Valérie s’évertue à faire rentrer sur deux lignes un titre (rubrique mieux comprendre) tel que "artériopathie oblitérante chronique des membres inférieurs"  ! Quant à Sandrine, elle cherche des solutions pour que vous puissiez lire les titres sur la photo de couverture : en rouge, en noir et pourquoi pas sur un léger fond descendu… De mon côté, je passe les articles au peigne fond…

 

 

Bien-sûr, nous vous préparons un "Porphyre" n°445 haut en couleurs. 

 

- Connaissez-vous le nom du premier médicament à base de mélatonine commercialisé en France ?  Réponse dans la rubrique "nouveaux produits".

 

- Quels sont les best-sellers parmi les cadeaux de fin d’année offerts par les officines aux clients  ? Les sacs en toile de jute, les calendriers ou les bougies parfumées ?

 

- Quel est le montant remboursé par l’assurance maladie en ce qui concerne les lits, matelas et perfusion  ? 300 000, 300 millions, 3 milliards. Lisez notre enquête "Maintien à domicile, les officinaux veulent une part du gâteau.

 

- Quels produits conseillez-vous pour les hémorroïdes de vos clients (ou de votre mari) ? Consultez nos quatre pages sur ces méchants vaisseaux dilatés…

 

 A vendredi. 

 

*Extrait de Méditations poétiques, Le lac, Alphonse de Lamartine



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 La lettre d’une préparatrice, Nancy, reçue ce matin m’interpelle.

 

« Je suis diplômée depuis juillet (…). J’adore mon métier, écouter, conseiller, soutenir les clients, mais une chose me choque. Quand une personne vient à l’officine avec une petite plaie, ou une écorchure nous n’avons pas le droit de les panser… (…) Je n’ai rien de particulier contre la profession de médecin, mais qui va chez son médecin pour enlever une écharde du doigt, ou pour un genou écorché ? Moi, en tout cas, moi ça me gène de ne rien faire quand une petite fille arrive en pleurant car elle est tombée! »

 

Alors pharmaciens et préparateurs, quand une maman désemparée déboule en vous posant son bébé sur le comptoir ou lorsqu’un cycliste estival vient vous montrer sa main ensanglantée après s’être affalé sur la chaussée devant votre officine, vous faites quoi ?

 

Comme le souligne Nancy dans son message, votre âme de professionnel de santé vous chatouille vite et vous devez bien vous risquer à faire un pansement ou un bandage…

 

D’après l’alinéa 2 de l’article 223-6 du Code pénal, les officinaux, comme tous les citoyens sont tenus de porter secours à une personne en danger.

 

Mais quand la vie d’autrui n’est pas en péril, on ne pourra incriminer un pharmacien ou un préparateur qui refuserait d’effectuer de panser une plaie, de peur d’entraîner un dommage. Imaginez la plaie surinfectée, le bandage qui cache un traumatisme plus grave et le client pourtant si reconnaissant sur le moment qui vous intente un procès quelques semaines plus tard !

 

En cas de préjudices, les dommages et intérêts seront versés par la compagnie d’assurance de l’officine, le pharmacien titulaire étant à la fois responsable de ses actes et de ceux de ses employés…

 

Dans un autre registre, pour les anniversaires, dans l’une des écoles fréquentées par mes enfants, on nous avait donné la consigne : pas de gâteau maison ! Pas question pour l’école d’être responsable d’intoxication alimentaire. Au final, nos progénitures avalent, pour leurs anniversaires, des pâtisseries industrielles bourrées d’acides gras hydrogénés qui graissent leurs artères…

 

A force de vouloir garantir la sécurité, nous avons engendré une société qui, au moindre dommage, cherche un coupable et qui ne prend plus de risque…

 

Le bon sens nous reviendra. Vous, vous les soignez les genoux écorchés ?

 

A mardi.

 



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Il y a déjà deux semaines, j’ai reçu un message d’Anne,  notre responsable éditoriale internet qui m’annonçait que notre site wk-pharma.fr venait d’obtenir la certification HON-Code…

 

Une reconnaissance pour son travail rigoureux et celui de tous ceux qui ont collaboré et collaborent à l’enrichissement de ce site construit autour de 4 revues pour les officinaux.

 

HON-Code. Qu’es aquo ?

 

La certification HON-Code est un label de qualité pour les sites internet de santé. HEALTH ON THE NET (HON) est une organisation non gouvernementale choisi et accrédité par la Haute autorité de santé pour certifier la qualité des sites santé en France. Elle entend assurer aux internautes des informations médicales et de santé fiables, compréhensibles et pertinentes.

 

Pour être certifié Hon-code, un site internet santé doit respecter 8 principes :

1-l’autorité : indiquer la qualification des rédacteurs,

2-la complémentarité : compléter et non remplacer la relation patient-médecin,

3-la confidentialité : préserver la confidentialité des informations personnelles soumises par les visiteurs du site,

4-l’attribution: citer la/les source(s) des informations publiées et dater les pages de santé, 

5-la justification : justifier toute affirmation sur les bienfaits ou les inconvénients de produits ou traitements,

6-Le professionalisme : rendre l’information la plus accessible possible, identifier le webmestre, et fournir une adresse de contact,

7-la transparence du financement : présenter les sources de financements,

8-l’honnêteté dans la publicité et la politique éditoriale : séparer la politique publicitaire de la politique éditoriale.


Vous en saurez plus si vous allez sur le site http://www.hon.ch/HONcode/index_f.html:

 

Internet est un formidable réseau qui permet à tout un chacun de d’échanger et de diffuser des informations. Mais il n’est pas facile pour l’internaute de faire la différence entre une source fiable et une source non fiable

 

Ce "Hon-code" est un repère sur la toile… Il vous certifie que WK-pharma s’efforce de vous proposer une information rigoureuse… 

 

A vendredi

 

 



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Le flop… Je vous espérais nombreux à répondre à mon appel à commentaires du 8 juin. J’avais fait un pari : avoir au moins 10 commentaires sur le message du 8 juin d’ici vendredi. C’est râté…

 

Seulement 5 et grâce encore à Dominique, Anne-Marie, Jean-Claude qui "redoublent" d’énergie. Merci à ces trois mousquetaires. Et puis, la journée n’est pas terminée… 

 

Anne-Marie a peut-être raison : vous êtes tous, en vacances,  sur le port de Brest à regarder les bateaux…

 

Cela me rappelle une anecdote. Juste après la chute du mur de Berlin, en reportage en Allemagne de l’est, j’avais rencontré une troupe de comédiens consternée de voir leur théâtre déserté, la population étant désormais attirée par la télévision et d’autres loisirs. Ils appliquaient une règle simple : ils annulaient le spectacle lorsque le nombre de spectateurs était inférieur au nombre de comédiens.

 

Vous êtes au moins 3. Le spectacle continue !

 



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

J’ai eu une longue conversation téléphonique avec Olivier Clarhaut de FO Pas-de-Calais… Jamais Porphyre n’a confondu le rôle d’un syndicat acteur des changements avec celui que peut avoir une association. Pour autant, faire savoir les initiatives de la profession, quelles qu’elles soient, est le rôle d’une revue professionnelle. Mon blog n’est la tribune attitrée de personne mais pour clore le débat, je publie ici le dernier courrier de Monsieur Clarhaut.


"Les convictions militantes qui m’animent n’ont pour objectif ni l’attaque personnelle ni la polémique, aussi stériles l’une que l’autre. Pour conclure sur cet échange, quelques clarifications s’imposent car il est indéniable que la culture paritaire de la branche est souvent mal partagée.

Je réitère mon appréciation de la pétition Aspharcom/Pharméchange : cette initiative risque fort d’être contre-productive car elle pourrait laisser à penser (à tort) aux salariés et aux autorités de tutelle (ministères de l’Education Nationale et de la Santé) que les partenaires sociaux n’assument pas leurs responsabilités en la matière.


Les personnes qui se sont engagées dans cette pétition n’auraient-elles pas été mieux inspirées de rejoindre un syndicat (FO, de préférence !) et de renforcer ainsi notre action déjà engagée dans la revalorisation du diplôme du préparateur en pharmacie ? Il me semble que cela serait bien plus efficace. Imaginer que les syndicats représentatifs de la branche se joignent à cette pétition, c’est voir le problème à l’envers : il appartient à tous les salariés qui veulent faire avancer ce dossier de prendre leurs responsabilités et de rejoindre les syndicats professionnels.


Quel est l’état des lieux du dossier ?
La CPNEFP (Commission Nationale Paritaire de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) de la Pharmacie d’Officine s’est réunie en janvier (à l’initiative de FO) pour faire le point sur le diplôme du Préparateur en Pharmacie. Une première approche semble faire consensus autour de plusieurs points : pérennité du préparateur dans l’officine, obsolescence du BP actuel, nécessité de revaloriser le diplôme et de bâtir un nouveau programme. Un courrier a ensuite été rédigé à Mme Bachelot, ministre de la Santé : rendez-vous est pris fin juillet avec l’une de ses conseillères.

 

Pour conclure, je me réjouis que nous nous rejoignions sur le thème de la reconnaissance et de la revalorisation de la profession de Préparateur en Pharmacie. Je souhaite que nous puissions ensemble, dans le respect du rôle de chacun, inciter tous les salariés qui y sont sensibles à appréhender globalement tous les paramètres de ce dossier complexe pour mieux le comprendre et, pourquoi pas, participer plus efficacement à son évolution."



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Et oui, pour continuer, motivée, ce long journal à l’infini, j’ai besoin de savoir ce que vous pensez de mes élucubrations diverses et variées… Vos commentaires sont toujours super intéressants, mais, pas très nombreux. Si je puis me permettre, vous vous économisez…

 

En ce début d’été, je vous propose un petit jeu. Etes-vous OK pour d’ici vendredi m’envoyer chacun un commentaire ? Exemple :

-       je lis chaque post avec la même fébrilité que si je regarde Koh Lanta

-       j’y puise des trésors d’information pour ma thèse de doctorat en pharmacie

-       je lis ce blog par obligation, je fais partie de la famille de l’auteur

 

Trêve de plaisanterie. Pas besoin de long discours. En une ou deux phrases, dîtes-moi  le message que vous avez préféré, celui qui vous a exaspéré et quelles sont vos motivations à me lire.

 

Vous êtes désormais plus d’un millier à cliquer sur ce blog chaque mois.

 

Alors en résumé mon petit jeu : il me faut d’ici vendredi 10 commentaires sur ce message. Enfin pourquoi pas 20, allez soyons fou, 50 commentaires. Banco ?



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Aussitôt la liste des médicaments en libre accès, l’Afssaps a diffusé un rectificatif :

 

Suppression de la spécialité Claradol, 500 mg figurant par erreur sur la liste,

ne pouvant comporter que des médicaments non remboursables.

http://afssaps.sante.fr/htm/10/med-acces-direct/ind-med-acces-direct.htm

 

Damned ! L’exemple évoqué dans mon message du 1er juillet (ci-dessous) était donc mal choisi. Je m’étais inspiré de la liste donnée à la conférence de presse.

 

Il existe donc deux spécialités contenant du paracetamol 500 mg, 16 comprimés, en libre accès : Panadol, et Paracetamol Sandoz conseil. Le Doliprane ou le Claradol resteront derrière le comptoir. Car la ministre n’a pas voulu que les médicaments remboursables ou à prescription facultative (c’est le cas du Doliprane et du Claradol) soient en accès libre.

 

Mais bon, les consommateurs choisiront le Paracetamol derrière le comptoir car tout le monde sait –les officinaux en tout cas- que le médicament remboursable est moins cher…



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Monsieur Clarhaut, je suis étonnée par vos propos (que j’ai publiés sur ce blog, voir ci-dessous)

 

Vous m’accusez de ne pas m’informer, d’ignorer comment fonctionne la branche professionnelle ou de vouloir donner dans le sensationnel. Et pour enfoncer le clou, vous vous interrogez sur la cécité opiniâtre et sélective (voire l’antisyndicalisme primaire) qui frappe Porphyre.

 

Une bonne attaque en règle à laquelle je tiens à vous répondre.

 

Qu’Aspharcom/pharmechange soit une simple association qui n’a pas les pouvoirs d’un syndicat, cela ne l’empêche pas de lancer une pétition si elle le souhaite. En tant que journaliste, il me semble légitime de vouloir en informer les préparateurs.

 

Pourquoi s’insurger contre l’action d’une association ? Vous pourriez considérer les choses autrement et estimer que les 800 signataires de la pétition sont un vivier de préparateurs engagés, citoyens, susceptibles de s’engager aussi dans un syndicat…

 

"A ce jour, les syndicats représentant les préparateurs n’ont pas réagi officiellement au courrier envoyé le 16 juin et n’ont pour l’instant pas relayé l’action de l’Aspharcom". C’est l’information que j’ai recueillie. Si les syndicats et FO en particulier ont réagi à ce courrier, je suis prête à revenir sur mon propos et à publier les réponses. J’ai trouvé une réaction sur le site de FO mais peut-on parler de réponse ? Ensuite, le commentaire que vous avez écrit sur le site de pharmechange date du 2 février et ne peut donc être considéré comme une réponse au courrier d’Aspharcom qui date de juin.

 

Pourquoi accuser Porphyre d’antisyndicalisme ? Nous donnons la parole régulièrement aux syndicats salariés et employeurs dès que le sujet s’y prête et, vous même, vous vous exprimez régulièrement dans nos colonnes, dans la rubrique « entre nous ». Nous savons bien évidemment que les syndicats, et notamment FO pharmacie, jouent un rôle dans les négociations paritaires.

 

Porphyre est un mensuel qui entend diffuser toute information qui concerne le préparateur en pharmacie. Toutes vos actions en faveur de la revalorisation de son diplôme et de son exercice professionnel intéressent nos lecteurs. Décrivez-nous ces actions, la position de la branche professionnelle que vous voulez présenter fin juillet au ministère de la Santé, communiquez auprès de la rédaction et nous en parlerons.

 

Pour terminer, j’aimerais voir la profession de préparateurs reconnue, défendue, revalorisée. Je plaide pour que les syndicats, les associations et amicales, la presse spécialisée coopèrent en ce sens, même si leurs champs d’action sont différents.



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