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Le syndicat national de la presse pro a remis cet automne ses trophées 2008. Non, Porphyre n’a pas été décoré mais remarqué…

 

Le mensuel des préparateurs a été deux fois nommé dans les catégories meilleure photo et meilleure une.

 

La meilleure photo était la photo de notre préparatrice musicienne Anne Robert dans la rubrique "La rencontre" n°442, les cheveux en pétard, façon M, la guitare électrique et le regard de loup…

 

La meilleure une était celle du libre accès à l’officine, un brin provocatrice… Un panier rouge de supermarché rempli de produit vaisselle, légumes et de médicaments…

 

Tous mes remerciements vont à Philippe Matsas, le photographe auteur de ces oeuvres, toujours prêt à des mises en scène même s’il râle parfois, à Christine Julien, ma fidèle journaliste du sud, aux idées toujours audacieuses même si elle râle aussi qui a assisté Philippe pour la photo du panier et à Sandrine, notre maquettiste historique, toujours  créative qui a mis en page ces belles photos (et au passage un petit coucou à Murielle qui avait mis sa patte sur la une) et qui râle bien évidemment…

 

Equipe de râleurs, allez-vous dire… et bien peut-être, mais l’essentiel, c’est d’accepter la critique, remettre en cause nos choix pour toujours avancer et faire mieux ensemble. Râleurs gentils, intelligents et à l’écoute… si… si

 

A vendredi 7 novembre… à moins que j’arrive à vous écrire. Mais je préfère vous prévenir, je me repose. 



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Séverine Kachel a reçu le prix du préparateur expert décerné à l’occasion des Initiatives Pharmacie. Elle travaille à Libercourt dans le Pas-de-Calais. Elle est donc la gagnante sur 51 participants à notre test de lecture sur les quatre derniers Porphyre.

 

Je profite de ce message pour féliciter tous ceux qui se sont donnés la peine de répondre à ces questionnaires enrichissants mais, fastidieux sur la pharmacologie, les pathologies, les préparations, la vente etc.

 

Lors de la remise des prix, Séverine a exprimé sa joie de voir qu’un prix était destiné aux préparateurs et à eux-seuls. Les  autres concernaient la formation, le management et ont été remis à des pharmaciens…

 

Au passage, nous tirons un coup de chapeau à Philippe Minighetti, titulaire à Arles, qui a reçu le prix spécial du Jury… Spontanément, il a félicité les préparateurs, collaborateurs essentiels des pharmaciens.

 

A vendredi, si j’y arrive et d’ici là je me soigne….



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Vos derniers commentaires, chers visiteurs de mon blog, au sujet de mon message "touche pas à ma prostate" m’incitent à poursuivre ma réflexion.

 

La médecine est une science faillible comme toutes les autres… Sans doute, faut-il se méfier de toute recommandation, par principe. Dans les années 40, on pratiquait des lobotomies dans les schizophrènies, les épilepsies et même dans les dépressions du post-partum… Cette technique a même valu un prix Nobel à son initiateur, le médecin portugais Edgar Moniz en 1949 et il a fallu attendre les années 1980 pour qu’elle soit interdite en Europe.

 

Il y a vingt ans, on recommandait le coucher sur le ventre pour prévenir la mort subite du nourrisson, on recommande de les faire dormir sur le dos, aujourd’hui… Et l’application de cette consigne est tellement stricte aujourd’hui que l’on ne compte plus les nourrissons au crâne déformé du fait de rester dans la même position. Heureusement, le crâne retrouve une forme à peu près normale dès que bébé trotte, au pire, quelques séances d’ostéopathie arrangent la situation.

 

On pourrait aussi citer l’évolution de la chirurgie beaucoup plus conservatrice aujourd’hui. On réfléchit à deux fois (selon les cas bien évidemment) avant de pratiquer une hystérectomie chez une jeune femme et une mammectomie.

 

La décision thérapeutique la plus appropriée est celle à laquelle le patient a été associé…

 

A mardi, d’ici là, je me soigne !



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Après avoir lu le moratoire intitulé « Touche pas à ma prostate » sur le site atoute.org (Forums d’échanges médicaux - Ethique de l’information médicale - Enseignement et déontologie médicale) et avoir navigué sur le site de médecins de La Réunion et autres, je suis toute « retournée ».

 

Combien de fois j’ai écrit ou validé des articles qui exprimaient la nécessité chez les hommes de procéder dès 50 ans au dépistage du cancer de la prostate (dosage sanguin des PSA et toucher rectal)… alors que, finalement, si j’en crois mes lectures, il vaudrait mieux pas.

 

Car, un homme sur deux de plus de 60 ans aurait des cellules cancéreuses dans la prostate (phénomène naturel) et ne développera pas pour autant un cancer. Résultat, 70% des cancers diagnostiqués après dépistage sont des faux positifs… qui vont subir la chirurgie avec souvent des effets indésirables à la clé : impuissance et incontinence.
Même le médecin (Dr Stamey) qui, en 1987, démontrait que l’augmentation du taux de PSA était un signe de cancer de la prostate dit aujourd’hui que ce serait plutôt le signe d’une augmentation bénigne de la taille de la prostate et « que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient. »

 

Conclusion : à trop relayer les messages des sociétés médicales (ici l’AFO, association française d’urologie) ou des instances sanitaires, la presse ne joue plus son rôle d’investigation. On pourrait aussi parler de la communication autour de certains vaccins ou, pendant un temps, de l’incitation au traitement hormonal substitutif de la ménopause.

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.



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Grève de blog ? C’est la question de ma copine et collègue Laurence dont je viens de lire le mail ce soir, en rentrant chez moi.

 

Et oui, ce n’est pas si facile de se tenir à ce journal numérique, comme un métronome, de vous poster chaque mardi et chaque vendredi un message… En plus, dès que je sens que l’attention se relâche chez vous (moins de visites), logique je me relâche aussi…

 

Et puis, c’est l’occasion de voir si mes collègues me lisent, s’ils vont deux fois par semaine se connecter… Pour tout vous dire, il y a surtout Laurence qui me lit… Bon vous me direz, ils ne sont pas préparateurs, ils sont plutôt journalistes, maquettistes… alors ce blog ne leur est pas spécialement destiné !

 

Et vous, quand est-ce que vous allez vous connecter ? par hasard ? Ou bien quels sont vos jours de prédilection ? Est-ce que vous avez râlé mardi parce qu’il n’y avait pas de message ? Admettez-le quand même, hormis la pause des vacances d’été, je suis plutôt régulière.

 

Pour finir, quelques nouvelles de la rédaction, nous avons reçu une enquête sur le libre accès des médicaments à l’officine. D’après notre sondage réalisé sur WK-Pharma (362 participants), 31,5% d’entre vous disent travailler dans une officine qui a mis en place l’accès libre.

 

A la question, « Savez-vous pourquoi votre officine ne dispose pas de zone de libre accès ? », voici ce que les 68,5% répondants concernés répondent :

- Parce que cet aménagement est difficile dans mon officine (manque de place, par exemple) : (25,3%)

- Parce que la place la plus sûre pour un médicament est derrière le comptoir : (24,2%),

- Parce que cette mesure ne présente aucun intérêt pour l’officine ni pour les patients (19,3 %)

- Par peur que cela n’aboutisse un jour à la vente de médicaments en grande surface (15,8%)

- Parce que cette réforme parait mal encadrée (12,1%)

- Autre : risque de vols, la pharmacie va être en travaux bientôt (2,2%).

- Je ne sais pas (1,1%).

 

Et dans votre officine, comment cela se passe-t-il ?

 

A mardi (si, si), d’ici là je me soigne.



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Monsieur A est sujet à de l’hypercholestérolémie, de l’hypertension artérielle et a pleinement conscience qu’il a vingt kilos à perdre. D’après son médecin, c’est comme s’il portait constamment un sac de pommes de terre avec lui…

 

En une semaine de vacances, en privilégiant les légumes et les fruits et en faisant de la marche chaque jour, il a baissé son poids d’un kilo et demi. Mais voilà, il doit reprendre son travail et il lui sera alors impossible d’avoir du temps pour de l’exercice physique. Il a bien un vélo d’appartement mais il n’a jamais réussi à s’imposer des séances de pédalage quotidiens.

 

Monsieur B souffre d’insuffisance cardiaque… Il a déjà arrêté un premier traitement médicamenteux et ne s’est jamais résolu à arrêter de saler ses plats mais devant l’aggravation de ses symptômes, et il commence à reconsidérer la situation. Mais que c’est dur pour lui de décrocher de la salière.

 

Les cardiologues et autres néphrologues consultés par Monsieur A et Monsieur B n’ont pas daigné orienter leurs clients vers des consultations diététiques. C’est bien dommage.

 

Monsieur C n’a aucun problème de santé. Mais voilà, en reprenant le sport après deux années d’interruption, il a vu 36 chandelles. Soudain, sur le tatami, le voilà en sueurs et en proie à des sensations vertigineuses. Verdict : hypoglycémie. Il faut dire que notre homme ne respecte guère ses horaires de repas… Il avait sauté son repas de midi, en raison d’un gros dossier à boucler et refusé de dîner « Je ne mange jamais avant le sport », avait-il dit.

 

Etre en bonne santé, cela commence par l’alimentation. Dans notre société, où les maladies cardiovasculaires n’ont jamais été aussi présentes et où l’obésité devient une véritable épidémie, il nous faut réapprendre l’art de la table.

 

A mardi, d’ici là je me soigne.



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Faut-il dépenser 5 euros pour un stick pour les lèvres ? C’est la question que je me suis posée en sortant de la pharmacie avec mon achat en poche.

 

Au préalable, j’avais jeté un coup d’œil aux rayons mais aucune place n’était réservée aux sticks. Ceux-ci étaient répartis (a priori) dans les linéaires dermocosmétiques organisés par marque. Impossible donc de comparer rapidement les différentes marques présentes dans l’officine.

 

Peu de temps après, en faisant mes courses, au petit supermarché proche de mon domicile, j’ai trouvé un lot de deux sticks pour moins de deux euros… que je me suis empressée de glisser dans mon caddy. Faites les comptes : une famille de quatre personnes (un soin labial est personnel) en a pour 20 euros à la pharmacie, 4 euros au supermarché.

 

Aurais-je dû dire à la pharmacie « pourriez-vous me donner le moins cher »? Je n’ai pas osé… L’officinal en face de moi, n’aurait-il pas dû m’orienter ? Peut-être avais-je l’air trop pressée, trop décidée (j’ai donné un nom de marque) ? En tout cas, en admettant que mon stick officinal est d’une incomparable qualité, mon interlocuteur ne m’en a rien dit… Il ne m’a d’ailleurs prodigué aucun conseil, quel qu’il soit.

 

Comme notre article publié dans Porphyre en janvier 2008 (rubrique mieux conseiller) y incite, la jeune femme qui m’a servie aurait pu me demander si je souhaitais un stick généraliste pour hydrater, un stick réparateur pour soigner des gerçures, un stick pour enfant ou encore un stick solaire pour un voyage sous l’équateur…

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.

 

 



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