Surprise, surprise. Au kiosque à journaux, ce matin, que ne fut pas mon étonnement de voir sur la une du quotidien « La croix », une enquête intitulée « Questions autour des génériques ». Je croyais la controverse ce sujet dépassée…

 

Et bien non, il y a encore des médecins pour remettre en cause leur efficacité, voire leur contrôle avant leur mise sur le marché. Sur la sellette : les génériques anti-épileptiques qui engendreraient des crises d’épilepsie chez des patients stables depuis des années avec des princeps. « En France, ce phénomène a été observé chez plusieurs dizaines de patients », estime le Dr Biraben du CHU de Rennes.

 

Dans ce même dossier, plusieurs médecins expriment leurs réticences.

 

Le professeur Xavier Girerd, cardiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière de Paris s’en prend aux génériques des antagonistes calciques : « Je vois de plus en plus de patients qui, après avoir commencé ces produits, ont vu leur tension artérielle remonter… Quand ces patients reprennent le princeps, tout redevient normal. »

 

Si le générique contient un principe actif identique à celui d’un princeps, il n’est pas une copie conforme. Le changement d’excipient interroge notamment Marie-Pierre Tessier, diabétologue au CHU de Limoges : « Cela entraîne des effets indésirables pour certains médicaments contre le diabète, par voie orale. Des patients se plaignent de maux de ventre, de diarrhées, ou disent qu’ils sont barbouillés. Du coup, ils arrêtent de prendre leur traitement et sont mal équilibrés. »

 

Ceci exposé, les quatre pages du dossier de « La Croix » donnent à la défense.

 

Jean Marimbert, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire : « les génériques sont contrôlés et surveillés de la même manière que les produits de marque. »

 

Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française : « Ces critiques s’inscrivent, selon moi, dans le cadre d’une campagne de dénigrement plus ou moins directement inspirée par les laboratoires pharmaceutiques, qui fabriquent les médicaments de marque. »

 

Gilles Bonnefond, président délégué de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine : « Pour moi, il s’agit d’un combat d’arrière-garde. »

 

Si vous le souhaitez, vous retrouverez sur www.la-croix.com quelques articles complétant le dossier du jour.

 

Mais vous, officinaux, qui les dépensez chaque jour, ces génériques, que pensez-vous de cette remise en cause par les médecins ?

 

A mardi, d’ici là, je me soigne.



Ecrire un commentaire - déjà 3 commentaires
Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

« PLAN DETOX pour la maison », c’est le titre d’un article publié dans le hors-série « Santé et psychologie » du mensuel ça m’intéresse. L’air de la maison serait plus toxique que l’air extérieur malgré la pollution urbaine.

 

En cause : les antimites des penderies, les détartrants pour les sanitaires, les détergents ménagers, les parfums et même les cosmétiques… et les fameux composés organiques volatils (COV) ) qui s’échappent des moquettes, des meubles en aggloméré, des peintures ou des produits de traitement du bois.

 

L’article liste ainsi les COV :

- le toluène des peintures, vernis, encres, moquettes, tapis et calfeutrage siliconé ;

- le benzène de produits d’ameublement, de construction et de décoration ;

- le trichloréthylène des vernis, colles et dégraissants pour métaux ;

- le tétrachloréttthylène de moquettes, tapis et rideaux nettoyés à sec ;

- le 1-méthoxy-2propanol de laques, peintures, vernis et cosmétiques ;

- le xylène de peintures, vernis, colles et insecticides ;

- le n-undécane de colles, cires, vernis à bois, netoyants pour sol et white-spirit ;

- l’éthylbenzène de cires et colles à moquette ;

- le formaldéhyde de bois en aggloméré ;

- l’hexaldéhyde de panneaux à particules, peintures et produits de traitement du bois, etc.

 

Alors, pour livrer bataille, voici ce qu’Adeline Colonat, auteur de l’enquête propose :

- aérer son domicile chaque jour et désobstruer si besoin les bouches d’aération

- aérer les vêtements venant du pressing,

- choisir le savon noir pour le sol, le chiffon pour la poussière, le vinaigre blanc pour le détartrage

- déboucher les canalisations avec le cocktail suivant : 60 ml de bicarbonate de soude, 60 ml de sel, 125 ml de vinaigre blanc et 15 minutes de patience avant de verser de l’eau bouillante…

 

La suite à lire dans ça m’intéresse ou bien sur le site de l’observatoire de la qualité de l’air intérieur www.air-interieur.org

 

A vendredi, d’ici là je me soigne et… je m’aère !



Ecrire un commentaire

Savez-vous que de nombreux collaborateurs de Porphyre ont œuvré pour Galénika… Je voudrais ici profiter de cette tribune pour les remercier haut et fort d’avoir aussi bien représenté la rédaction à l’occasion de l’édition 2008 du salon:

 

- Christine, journaliste, en sublime et coquine animatrice de la Galénik Académie (car les questions de pharmacologie et de délivrance suscitaient autant le rire que la réflexion…),

 

- Anne-Gaëlle, journaliste, désormais experte en bouche à bouche grâce à un atelier secourisme non stop pendant deux jours (passer de la blouse blanche de la croix verte à l’uniforme de la croix rouge n’était pas pour lui déplaire…),

 

- Claire B, journaliste, en organisatrice super efficace d’ateliers, des ateliers interactifs où les intervenants étaient au top et où le public a répondu présent (les questions fusaient), 

 

- Martine, assistante, en assistante hors pair qui virevoltait de droite et de gauche pour accueillir chacun, veiller à l’accueil des interlocuteurs de chacun, et surtout qui a su nous trouver des solutions à chaque problème… Ce qui fait qu’il n’y a pas eu de problème !

 

- Franck, dessinateur, à l’humour incisif et généreux, si adroit à faire danser le crayon, mais je redoute d’ores et déjà l’oeil derrière la caméra car notre désormais célèbre dessinateur père de la porphyrette nous concocte une vidéo souvenir…,

 

- Philippe, photographe, pour qui le travail est une valeur essentielle… Il a assuré malgré une gastro qui lui pétrissait les intestins ! Et déjà il nous a remis le reportage où le contentement des visiteurs et où le plaisir de l’équipe de rédaction se lit sur les visages,

 

- Florence, qui se sent encore porphyrette puisqu’elle a aussi proposé ses services… nous faisant une sublime démonstration que la formation mobilise les préparateurs avec un cours sur les AVK. 

 

- toute l’équipe du CFA d’Avignon, Florence, Solange, Solange (non je ne me répète pas il y a bien deux Solange) et Stéphanie… superdynamique… je signale au passage que Solange et Stéphanie, depuis quelque temps, ont rejoint l’équipe des auteurs de porphyre.

 

- et enfin tous les intervenants qui ont fait vivre les ateliers et les débats du salon.

 

Et j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques uns d’entre vous, chers lecteurs de mon blog… Et maintenant  se dessinent quelques visages quand je tape ce message… Au fait, et vous qu’en avez-vous pensé de Galénika ?

 

A mardi, d’ici là je me soigne…

 


Ecrire un commentaire - déjà 7 commentaires

Le BP de préparateur en pharmacie est-elle une formation « voie de garage » ? C’est la question que pose la journaliste Christine Julien (qui travaille aussi pour Porphyre) dans un long article publié dans le dernier numéro du Moniteur des Pharmacies (n°2753). 

 

« Obsolète, inadapté, voie de garage… Le diplôme de préparateur fait l’unanimité contre lui et doit donc être rénové. Simple dépoussiérage ? Réforme de fond ? La formule de la future formation est loin d’être au point car une question essentielle demeure : un diplôme, oui, mais pour quoi faire ? »

 

Il faudrait prendre le taureau par les cornes. Remettre tout à plat. S’interroger. A quoi sert un pharmacien ? A quoi sert un préparateur en pharmacie ? Quel champ d’action délimiter pour chacun ? Et ce n’est qu’ensuite qu’on pourrait revoir la formation, remettre ou non en question la notion de contrôle effectif, redéfinir les niveaux de formation…

 

Mais combien de temps faudra-t-il attendre encore pour que la place du préparateur au sein de l’officine fasse l’objet d’une réflexion et d’un projet… « Depuis le Contrat études prospectives » de 2006, rien de tangible n’a été fait malgré les nombreuses propositions de fiches métiers pour le préparateur et le pharmacien. » écrit Christine Julien.

 

En février dernier, la Commission paritaire nationale de l’emploi de la pharmacie d’officine (CPNE) a réclamé la mise en chantier d’un nouveau référentiel à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot… Mais aucun coup d’envoi à la réforme n’a été donné.

 

« Aujourd’hui, il ne semble pas y avoir d’opposition à un travail de rénovation du BP», dit Guy Boudet, de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins.  On attend.

 

Les préparateurs ont l’habitude d’attendre. La commission des préparateurs ne s’est pas réunie depuis 2006, son mandat doit être renouvelé et doit faire l’objet d’une composition nominative lorsque le décret pris en application de l’ordonnance du 30 mai 2008 aura été publié… Sic. On attend.

 

A mardi, d’ici là, je vais à Galénika ce week-end (vous aussi ?) et je me soigne…



Ecrire un commentaire - déjà 6 commentaires

Vous souvenez-vous, je vous avais sollicités, chers lecteurs pour trouver des « préparateurs extraordinaires » à interviewer. J’en profite pour remercier ceux qui m’ont répondu.

 

Vendredi 7 novembre, à la rédaction, nous avons donc organisé une journée « Rencontre » avec huit de vos collègues… que nous avons photographiés, interviewés, filmés.

 

- Loïc Melin, le jardinier,

- Christelle Leclercq, adepte de danse africaine,

- Sabine Baude, championne de lutte,

- Céline Rufin, gymnaste,

- Francis Liaigre, pêcheur,

- Stéphanie Khalili, boxeuse,

- Pascal Caussimon, écrivain-écolo,

- Valérie Méline, qui parle la langue des signes.

 

Vous les découvrirez au fil des mois dans notre rubrique La Rencontre de Porphyre… Ils nous confient leurs passions, leur parcours et leur amour du métier… Sur Wk-Pharma, vous pourrez aussi visionner une petite vidéo artisanale réalisée dans nos locaux par Anne-Gaëlle, journaliste polyvalente… Merci à nos acteurs qui se sont prêtés au jeu… J’ai tremblé quand Céline a fait des sauts périlleux dans nos couloirs…

 

Bien sûr, tout au long de cette journée, notamment lors des interview « portraits chinois » par notre journaliste un brin provocatrice, Christine Julien, nous avons parlé conseil officinal, avenir du métier de préparateur en pharmacie et écoute du patient…

 

Si vous étiez un végétal, vous seriez quoi ?

 

A la fin de cette journée, la question, comment continuer à entretenir le lien que nous avons créé… et je pense aussi à tous les préparateurs et pharmaciens (trois journées ont déjà été organisées) que nous avons rencontrés. Par les forums, par le blog, par porphyre, par le salon galénika… Il nous faudrait peut-être des volontaires pour imaginer poursuivre ce lien… Parmi vous, y a-t-il des volontaires ?

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.

 

 



Ecrire un commentaire - déjà 5 commentaires
Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Yes we can… « Oui, nous le pouvons ». Barack Obama avait bien choisi le slogan de sa campagne. Il a remporté haut la main les élections présidentielles aux Etats-Unis. Ce pays, qui, il y a à peine 50 ans, ne tolérait pas que les noirs empruntent les mêmes bus ou les mêmes écoles que les blancs..

 

Symboliquement, l’élection d’un président noir a mis un terme définitif à deux siècles d’esclavage et de ségrégation raciale. Peut-être est-ce la raison de l’engouement qui embrase le monde entier… Même si Barack Obama manifestement n’a pas été élu parce qu’il est noir, mais pour son programme économique et social dans un contexte de crise financière mondiale.

 

Yes we can… Jamais une élection n’a suscité autant de ferveur. Pour autant, il faut raison garder et ne pas ériger en sauveur d’un monde libéral à la dérive un homme politique, aussi talentueux soit-il.

 

Pour autant, nous avons le droit de nous réjouir que la différence ne soit pas un obstacle à la vie politique. Qu’il s’agisse de la couleur de la peau ou du sexe. Une femme présidente, ça n’aurait pas été mal non plus.

 

Yes we can… Nous avons le droit de nous réjouir car ce jour, dans les kiosques, tous les titres mettaient à la une, un homme noir. Par ricochet, on peut se mettre à rêver que les journaux grand public, les magazines féminins, les hebdomadaires osent mettre en couvertures de hommes et des femmes de toute couleur de peau… sans craindre une chute des ventes en arguant du fait « que les français (sic) ne sont pas prêts ».

 

Nous avons le droit de nous réjouir en espérant un effet « boule de neige » auprès de nos représentants politiques qui ne reflètent pas encore la diversité de la population… Reconnaissons à Nicolas Sarkozy d’avoir choisi Rama Yade, Fadela Amara ou Rachida Dati comme ministres. Mais l’assemblée nationale reste blanche. A ce jour, en dehors des députés représentant les DOM TOM, seule George Pau-Langevin, députée PS à Paris, est noire de peau.

 

Yes we can… Parions pour un avenir qui ne réserve plus les sommets de la vie économique et politique aux blancs issus de bonne famille, comme c’est encore trop souvent le cas en France. Que l’accès aux responsabilités soit facilité pour les femmes, les personnes handicapées, les minorités visibles et toutes les personnes issues de milieux populaires et modestes…

 

A mardi, d’ici là je me soigne.

 



Ecrire un commentaire