Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Chers amis officinaux lecteurs, je ne pensais pas vous écrire aujourd’hui, mais voilà qu’au pied du sapin, le mot « médicament » a ramené mes pensées vers vous.

 

Ci-après, je vous offre un extrait d’un recueil de paroles de sagesses, offert par ma maman (1).

 

« Le médicament, de toute façon, il est prononcé par des mots, par des phrases.

 

On peut donner des substances, par exemple des herbes, des macérations, mais ce qui est important, dans le médicament, c’est la volonté et les paroles. C’est la volonté d’abord de celui qui donne, du guérisseur. Et la volonté ensuite, avec laquelle tu prends le médicament.

 

Si j’allais chercher le zorolili, une racine qui sent très fort, il y a des mots qu’il faudrait prononcer avant d’enlever ces racines-là. Ce sont des mots qui doivent contenir la volonté.

 

Le médicament, ce n’est pas un objet, c’est une relation. C’est une relation de confiance. »

 

Adama Dramé, Burkina Faso

 

Joyeux Noël à vous !

 

(1) Paroles de Griots, présentées par Ahmadou Kourouma, sculptures d’Ousmane Sow, Carnets de sagesse, Albin Michel, 2003

 



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Comment vont-ils vos clients ? Est-ce que l’avant-veille de Noël met leurs cœurs en joie ? Combien avez-vous récolté de « joyeuses fêtes, joyeux Noël » et vous, leur avez-vous glissé un petit mot en leur tendant leurs sachets de médicaments ? A moins que vous attendiez demain, le 24.

 

Très particulière, la période de fin d’année. Une trêve où nous recherchons l’affection des nôtres, l’inscription dans une histoire et dans une lignée familiale.

 

Pour ceux d’entre nous qui sommes parents, nous avons le cœur en fête devant l’émerveillement de nos enfants… Nous pouvons aussi nous réjouir par nous-mêmes en retrouvant l’odeur du sapin, en préparant les menus de réveillon ou les cadeaux, en dégustant les premiers chocolats.

 

Très particulière, la période de fin d’année. Il y en a certains qui la redoutent… parce qu’ils n’ont pas la famille avec qui se retrouver ou bien parce qu’ils rêvent encore du Noël qu’ils n’ont jamais eu ou bien parce qu’ils ont de bonnes raisons de ne pas avoir le cœur à la fête.

 

Et pourtant, je me dis, que un Noël joyeux, c’est comme le bonheur, il faut le décider, le décréter… Bien évidemment, je mets de côté les circonstances qui vous plongent dans le malheur (accident, rupture, maladie…). Donc, je disais, un Noël joyeux, c’est comme le bonheur, il faut le décider, le décréter.

 

En ce sens, voici quelques consignes :

- Si vous recevez et que la dinde n’est pas aussi moelleuse que vous le désirez pour vos invités, buvez un verre de vin cul sec, histoire de l’oublier surtout que la bûche, elle est très réussie. Positivez.

 

- Si votre adolescent fait une tête de six pieds de long après avoir ouvert son cadeau, ne vous énervez pas… La tête de six pieds de long de toute façon, avec lui, c’est un jour sur deux. Preuve qu’il ne faut pas miser sa vie exclusivement sur ses enfants. Vous êtes résolu (e), le sourire greffé aux lèvres.

 

- Si, comme vous le redoutez chaque année, quelques remarques acerbes vous replongent dans des conflits du passé, dîtes-vous que les réunions familiales ne sont pas que des concerts d’affection…  Si vous sentez la tension monter, ou bien vous tournez la langue sept fois dans votre bouche avant de parler et vous laissez couler… ou bien, avec la personne qui vous titille les nerfs, vous prenez un rendez-vous ultérieur. Mais, mille millions de mille sabords, personne ne vous départira de votre bonne humeur.

 

- Si votre conjoint vous a fait un cadeau qui n’est pas une surprise, pas un bonne idée ou bien pas beau du tout. S’il l’a fait avec amour, vous le regarderez avec une indulgence amoureuse. Au moins, votre conjoint vous aime, et par ces temps de divorces qui courent, vous ne pouvez que vous en réjouir. Sourire.

 

- Si vous n’avez pas de conjoint pour vous faire un cadeau. Premièrement, j’espère que vous aurez prévu pour vous-même un cadeau sous le sapin. Deuxièmement, pour le moral deux possibilités. Soit vous êtes très satisfait (e) de ne pas avoir de conjoint, et profitez de votre liberté. Soit vous en êtes extrêmement affligé (e), alors dîtes-vous que pour trouver ou (re)trouver un partenaire il faut laisser de côté la tristesse qui n’attire personne. Soyez avenant (e) et souriant (e), c’est le premier pas vers la rencontre de l’autre…

 

Vous l’avez décidé, ces fêtes seront heureuses… C’est votre regard, bienveillant, plein d’énergie et joyeux qui fait que vous serez positifs et positives.

 

A vendredi, d’ici là, je me soigne (pour une fois, c’est pas faux, j’ai une gastro).

 

 



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En prenant le train ce soir, j’en avais plein les doigts d’encre de papier journal. Mes doigts étaient aussi gris que la première page du journal Le Monde daté du 20 décembre.

 

Un article sur les résultats de l’Insee (institut national de la statistique et des études économiques) plantait le décor avec un titre mortifère : « 2009, année noire pour l’emploi en France »… Comme dans le reste de l’Europe, la récession est annoncée pour l’année prochaine.

 

On continue notre lecture : colonne de gauche. La fraude de 50 milliards de dollars (35,5 milliards d’euros) organisée par le courtier américain Bernard Madoff aurait fait des dégâts en France. Et pourtant, le maître nageur qui avait créé à 22 ans un fonds d’investissement, intuitif et réputé « éthique » incarnait le rêve américain.

 

Colonne de droite : les enquêteurs de la brigade financière ont procédé à des perquisitions chez Julien Dray, homme politique de gauche, au siège de deux associations « Les parrains » de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FFIDL), en raison de transferts de fonds suspects… Rien n’est prouvé mais cela sème le trouble.

 

Sur la même colonne, juste en dessous, le soupçon est jeté sur l’attribution du prix Nobel de médecine à un chercher allemand pour ses travaux sur le cancer du col de l’utérus… Or deux membres du comité Nobel aurait des liens avec des liens avec le laboratoire pharmaceutique Astra Zeneca, qui via sa filiale américaine tire des profits des deux vaccins vendus pour protéger contre ce cancer.

 

Et le dessin du célèbre Plantu va-t-il nous réchauffer le cœur dans toute cette grisaille ambiante. Et bien un peu trop justement. Il montre un ours blanc et un inuit sur une banquise asséchée, sous le titre « Climat : la débâcle des glaces en Arctique s’acélère ».

 

Promis, juré, (craché), mon prochain message sera plus positif… Je ne vous lirai pas Le Monde… dont vous pouvez retrouver bon nombre d’articles sur www.lemonde.fr

 

A mardi, d’ici là je me soigne.

 



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Vendredi 12, je n’étais pas là au rendez-vous… En formation continue, dernière séance d’une longue série. Ouf, c’est terminé, c’était génial mais désormais je souffle.

 

Cette dernière semaine, avant les fêtes, c’est le relâchement après la gestation du dernier numéro de Porphyre de l’année (daté de décembre/janvier) et du fameux hors-série dont je vous ai déjà parlé, consacré à la surveillance glycémique.

 

Permettez-moi de vous en glisser encore deux mots. Tout beau, tout chaud, les premiers exemplaires sont arrivés aujourd’hui à la rédaction et les abonnés seront servis au pied du sapin par le papa Noël…

 

Qui n’a pas été un jour démuni devant une ordonnance de lecteur de glycémie ? En expliquer son maniement, rappeler les techniques de prélèvement capillaire ou aider à interpréter des résultats, ce n’est pas si facile… Mais Zorro est arrivé… Je veux dire : Porphyre est arrivé, avec un guide pratique pour réactualiser vos connaissances.

 

Allez, histoire de vous chatouiller les neurones, un petit quiz :

- quel est le seuil de la glycémie qui détermine un diabète ?

- la glycémie post-prandiale se mesure-t-elle 1H30 après le début du repas ou 1H30 après la fin du repas ?

- combien de mesures de la glycémie réalise un diabétique sous insuline ?

- pourquoi le dosage de l’hémoglobine glyquée tous les trois mois est-il essentiel dans le cadre d’une surveillance autoglycémique ?

- dans quels cas, la recherche des corps cétoniques dans les urines est-elle indiquée ?

 

Bon, je n’en suis qu’à la page 12 de notre hors-série (qui fait au total 36 pages) alors je vais arrêter avec mon quiz…

 

Et je vous invite abonnés de Porphyre qui fréquentez ce blog à me dire ce que vous pensez de ce hors-série…

 

A vendredi, d’ici là je me soigne



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« Allo parents bébé ». Belle initiative que ce numéro vert à disposition des parents démunis ou inquiets face à leur tout-petit. C’est l’association « Enfance et Partage », association de défense des droits de l’enfant qui l’a lancé il y a six mois.

 

Du lundi au vendredi, 3 psychologues, 2 puéricultrices et une assistante sociale répondent  aux appels de 10h à 13H et de 17H à 21H.

 

Sur 5000 appels traités depuis le lancement du numéro vert, 75 à 80% concernent trois grands thèmes :

- l’allaitement, l’alimentation et les troubles digestifs du bébé,

- ses pleurs et son sommeil,

- la fatigue de la mère (du baby blues aux dépressions plus lourdes).

 

20 à 25% des appels sont de véritables appels de détresse de parents complètement dépassés par l’arrivée de leur nouveau-né.

 

Qu’en pensez-vous ? Vous êtes peut-être vous-mêmes  parents et vous recevez tous les jours des jeunes mamans à l’officine. Que se passe-t-il ? Ne savons-nous plus nous occuper de nos bébés ? Ne savons-nous plus ce que maternité ou paternité veut dire ?

 

« Prendre soin d’un nouveau-né n’est pas toujours naturel, explique l’un des membres du comité éthique de « Allo parents bébé », le professeur Israël Nisand, d’autant plus qu’actuellement la transmission mère-fille devient de plus en plus rare et que les séjours en maternité, de plus en plus courts, ne favorisent pas la transformation nécessaire, demandée à un homme et à une femme pour devenir parents. Pour la mère s’ajoute une fatigue qui majore l’incertitude, la crainte de mal faire, »

 

Vous retrouverez l’intégralité de cet interview sur le site www.alloparentsbebe.org

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.



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Décidément, je vais devenir la voix de mes lecteurs… A l’instant, je viens de recevoir le commentaire suivant de la part d’une blogueuse régulière, Anne-Marie, alors j’ai eu envie de le mettre plus avant sur la page de garde de ce blog (il est en commentaire du post « bien vieillir avec le sida ».

 

« Le téléthon, c’est une longue histoire pour ma part.

 

Je donne tous les ans dans la mesure de mes possibilités parce que je suis sensible aux maladies neuro-musculaires (dans ma famille très proche quelqu’un est touché) et il faut avoir été reçu à l’Institut de Myologie à Paris pour comprendre le dévouement de toute l’équipe soignante (médecins, infirmiers  et chercheurs qui oeuvrent sans relâche et avec tant d’humanité envers les malades et leurs familles).

 

Ne restez pas indifférents, donnez ce que vous pouvez, on voit les progrès immenses que la science veut bien nous montrer et je sais qu’il y a encore des aboutissements qui sont tout proches.

 

Il faut savoir qu’une partie des dons est déductible lors de vos déclarations d’impôts, c’est toujours un plus tout en accomplissant un très beau geste. Merci à tous de votre générosité. "

 

A lundi, d’ici là je me soigne



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 Voici le message anonyme que m’a adressé une préparatrice de Bretagne et mon petit doigt m’a dit que vous allez être  intéressés…

 

« Préparatrice diplômée depuis 2006, je suis toujours dans la même officine. En Octobre dernier, je suis allée à une soirée sur le thème du Groupe Mornay à Lorient (56). J’ai appris beaucoup de choses sur la prévoyance: sur mes remboursements de lentilles, dentaires, etc…

 

Que faire en cas de licenciement économique pour conserver ma mutuelle? Lors du pot de fin de soirée, j’ai appris que cette soirée était organisée par le syndicat des salariés Force Ouvrière. Je ne savais pas qu’il existait un syndicat spécifiquement pour les salariés de la pharmacie !

 

Et là je me suis rendu compte que mon patron ne respectait pas le code du travail depuis 5 ans !!!!!! Ils m’ont expliqué comment procéder. J’ai suivi leurs conseils et depuis les choses sont rentrées dans l’ordre ! Quelle soirée enrichissante ! »

 

A lundi, d’ici là je me soigne.



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Un nouveau message tout de suite… Pour vous contenter et pour vous présenter mes excuses d’avoir sécher le blog pendant une semaine. Vous avez essayé, vous, de tenir un journal de bord aussi régulièrement ?

 

Disons que ces jours-ci, je me sens débordée : le numéro 448 à boucler ainsi que le hors série que nous finalisons sur la surveillance glycémique.

 

A ce propos, si chers préparateurs en pharmacie et pharmaciens (au passage, j’aimerais bien savoir, si j’ai des lecteurs pharmaciens), donc chers officinaux, si vous n’êtes pas encore abonné à Porphyre, corrigez cela de toute urgence (c’est un ordre !) : ainsi vous pourrez bénéficier de cet outil qui va faire fureur. Bon, c’est pas Biba, Clooser ou Cosmopolitan… Nettement moins glamour ! Mais beaucoup plus utile, un peu comme un dictionnaire ou les pages jaunes…

 

Dans notre hors série, nous rappelons les principes de la surveillance glycémique, le rythme des lectures de glycémie selon le type de diabète et le traitement et nous vous proposons de gigantesques tableaux avec lecteurs de glycémie et lancettes.

 

Tout pour bien conseiller vos clients toujours plus nombreux à être atteints de diabète. Car le diabète va finir par être une véritable épidémie.

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.



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C’était lundi 1er décembre, la 20ème journée mondiale de lutte contre le sida qui atteint 33 millions de personnes à travers le monde. Utile qu’on n’oublie pas cette maladie qui fait de nombreux morts dans les pays pauvres et qu’on finit par oublier dans nos pays riches.

 

Bien vieillir avec le sida. C’est l’objectif pour les personnes atteintes du VIH aujourd’hui en France : que le virus reste à l’état de dormance et vivre le mieux possible malgré lui.

 

Dans l’hexagone, l’objectif est aussi de redonner un coup de projecteur à la nécessaire prévention pour éviter de nouvelles contaminations. N’est-il pas terrible de contracter le virus en raison de relations sexuelles non protégées ? Alors que les messages de prévention ne cessent d’être répétés. La prévention a cela d’ingrat qu’elle est toujours à recommencer… Il y en a eu, en France en 2007, 5.200 nouvelles infections, des milliers de personnes ignorant qu’elles sont infectées.

 

Au comptoir de la pharmacie, ce n’est pas facile de parler intimité et vie sexuelle… Mais dès qu’un client aborde le sujet, n’hésitons pas à poursuivre la discussion et n’oublions pas de mettre les préservatifs en bonne place dans les rayons. Discutons avec le titulaire s’il est possible de proposer des préservatifs bon marché…

 

Et dîtes moi aussi comment cela se passe dans vos officines, la vente des préservatifs est-elle anecdotique ou régulière ? Communiquez-vous sur la prévention du sida ?

 

Enfin, face à la maladie, nous ne sommes pas tous égaux… Les pays africains en particulier n’ont pas accès aux traitements, toujours trop coûteux.

 

A tout à l’heure, d’ici là je me soigne.



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