En préparation de notre prochaine enquête (n° avril), nous avons lancé sur les forums de notre site www.wk-pharma.fr (onglet revue porphyre), une réflexion sur le handicap. Les officines sont-elles adaptés à l’accueil des handicapés ? N’hésitez pas à y faire un tour, à l’instar de Nicole dont je cite ci-dessous le message.


Que veut dire handicapé ? Qui ne peut faire comme tout le monde. (…) La pharmacie est équipée d’une porte électrique sans marche qui facilite l’arrivée dans les lieux, nous passons devant le comptoir pour recevoir la personne en fauteuil et les sourires naturels sont de mise sur les visages pour accueillir ce client tout à fait ordinaire. Il faut prendre seulement un peu plus de temps, mais c’est tellement enrichissant.
Sur cette terre, nous avons tous " une croix à porter" mais cela peut être invisible, mais c’est bien enfoui au fond de nous.
Je pense que nous sommes tous à la merci d’un handicap qui peut nous arriver du jour au lendemain et aimerions-nous qu’on nous regarde différemment qu’aujourd’hui alors que nous allons bien ?
Etre naturel, voilà la meilleure façon d’agir en face d’un handicap, car le véritable handicap est celui du coeur qui manque d’humanité.

 

A mardi, d’ici là je me soigne.



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

L’Outre-Mer est en fièvre… Il y a la conjoncture économique, le prix des denrées alimentaires ou celui de l’essence qui ont suscité la révolte. Il y a aussi depuis peu un syndicaliste mort en Guadeloupe et la métropole prend enfin les choses au sérieux.

 

Peut-être ai-je des préparateurs des Antilles qui me lisent ? Alors dîtes moi comme vous vivez les événements ?

 

J’ai d’abord une pensée pour les préparateurs de Guyane… Vous souvenez-vous de 2001, vous étiez plusieurs à être venus jusqu’à Paris pour participer à Galénika. Moi je m’en rappelle bien. Je venais juste d’arriver à la rédaction en chef de Porphyre, j’étais perdue parmi tous les participants, et, à la soirée, vous m’aviez accueillie à votre table…

 

Je ne connaissais pas grand chose au préparateur en pharmacie et vous m’avez raconté les officines (pas plus d’une trentaine c’est bien cela ?) de ce département français. Ce soir-là est né immédiatement le projet d’aller faire un reportage et chaque année, je me dis que je vais le mettre à exécution. Je n’y suis pas parvenue mais je ne désespère pas.

 

Je pense aussi aux préparateurs de Guadeloupe et de Martinique qui participent toujours nombreux aux salons… Un reportage dans vos pharmacies, pourquoi pas ?

 

La seule expérience que j’ai des Antilles, c’est en Guadeloupe, et c’était aussi en 2001, juste avant de prendre mon poste à Porphyre, deux semaines à Petit Bourg, invitée avec mon conjoint pour le mariage d’un couple d’amis guadeloupéens.  Dans l’assemblée, nous n’étions que 5 blancs, tous venus de métropole. Ce fut pour moi une surprise.

 

L’outre-mer est en fièvre… Au-delà de revendications économiques, ce sont les blessures du passé qui ressurgissent. Dans le journal du dimanche du 14 février dernier, Christiane Taubira, député de Guyane met en garde cependant contre les raccourcis. Extrait :

 

Question du JDD : Les syndicalistes guadeloupéens accusent les békés, les descendants des premiers colons blancs…

N’en faites pas une question raciale! C’est un problème social et historique. Il y a aux Antilles des disparités sociales cruelles et qui viennent directement, historiquement, de l’esclavage. Le pouvoir économique des békés est né de la traite, il a été installé quand l’Etat a indemnisé les propriétaires d’esclaves, au moment de l’émancipation. (…) Ne vous trompez pas: les leaders du collectif LKP ne sont pas des racistes anti-Blancs. Ils exposent une réalité sans prendre de précautions oratoires: une caste détient le pouvoir économique et en abuse. Cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu’en Martinique, même si elle se voit moins. Là, on frôle l’apartheid social : j’ai vu, en Guadeloupe, un lotissement entouré d’immenses clôtures, uniquement peuplé de Blancs. En Martinique, les békés possèdent d’immenses propriétés alors que la terre est inaccessible pour la majorité des Martiniquais. En Guyane, les richesses sont concentrées dans les mains de quelques-uns mais il n’y a pas de problème de couleur de peau, car la société est plus métissée, les descendants de colons se sont mariés avec des Guyanais.

 

Vous retrouverez l’intégralité de l’interview sur www.jdd.fr

 

Chers lecteurs, si vous êtes d’outre mer, donnez-moi de vos nouvelles, de vous, de votre état d’esprit, de vos pharmacies…

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.



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Vous savez WK-Pharma.fr, c’est un site qui rallie plusieurs revues pharmaceutiques. Et l’envie de bloguer est parfois communicative! J’ai le plaisir de laisser cet espace de parole, ce jour, à Anne Vernes, ma collègue, rédactrice en chef de Pharmacien Manager. Bonne lecture et n’hésitez pas à "nous" envoyer vos commentaires.

 

Tout Pharmacien Manager que je suis, il m’arrive d’aller sur le blog de Porphyre… et de lire vos commentaires. J’aime bien.

 

Il faut vous dire que nous échangeons beaucoup, Claire et moi. Sur notre métier (de journaliste), sa mission (informer nos lecteurs, mais aussi les faire réfléchir), sur l’avenir de la pharmacie… Et ce, même si nous ne traitons pas les mêmes sujets.

 

Dans Pharmacien Manager, c’est vrai, nous parlons de ce qui se passe ailleurs dans la distribution, les grandes surfaces, les parfumeries, ou encore chez les fleuristes ou les buralistes.

 

Apparemment, cela n’a rien à voir avec la pharmacie. Mais au fond, cela a tout à voir. Car vous, qui êtes toute la journée en contact avec les clients, vous êtes vous-mêmes des clients à vos heures de liberté.

 

De plus, les personnes qui vous interrogent au comptoir sont dans la même position que vous dans un autre point de vente, quand vous demandez conseil : « cette ampoule halogène est-elle adaptée à ma lampe », « cette couleur me va-t-elle au teint », « êtes-vous certain que cette cartouche d’encre est compatible avec mon PC » ? Je défie quiconque de nier s’être déjà posé ce genre de question… et n’avoir pas regardé d’un œil dubitatif un vendeur pas très convaincant.

 

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que j’ai eu honte, la semaine dernière en allant à la pharmacie, honte de prétendre conseiller mes lecteurs et d’entendre ce que je vais vous raconter.

 

J’étais donc au comptoir, attendant que la titulaire délivre mon ordonnance. A côté de nous, une jeune préparatrice essayait tant bien que mal de répondre aux questions d’un client qui souhaiter acheter un produit « vu à la télé » pour soulager l’arthrose de son genou.

 

-      Pour l’instant, j’utilise du Symol, heu… Stypol… ?

Silence. De toute évidence, il attendait qu’on lui souffle le nom de la marque oubliée.

Puis un « Synthol ? » est suggéré par la titulaire.

 

-      C’est ça. Ca me fait du bien, mais j’ai vu autre chose à la télé, j’ai oublié le nom du produit, mais ils avaient l’air de dire que c’était bien.

 

-      Il ne faut pas croire tout ce que dit la télé, dit la titulaire, coupant la parole à la préparatrice. Nous n’avons pas ce produit, mais celui-là (elle le tend vers le monsieur, mais sans que celui-ci puisse le prendre en main) ou celui-là (qu’elle désigne du doigt).

-      Ah, dit le monsieur. C’est bien ?

 

-      Oui, oui, ça fait repousser le cartilage à l’intérieur de l’articulation (sic). (??? Et moi j’attends toujours qu’on me serve, mais là je commence à m’interroger sérieusement sur la qualité du conseil délivré à mon voisin). Mais il faut prendre le traitement au moins trois mois pour que ce soit efficace…

 

Sur ce, la titulaire prend ma carte Vitale et continue à s’occuper de mon cas (en silence).

Le monsieur, lui, continue ses questions.

 

-      Ca coûte combien la boîte ?

 

-      14,90 euros…

 

-      C’est cher.

 

-      Oui, mais si vous prenez comme je vous l’ai dit un traitement de trois mois pour que ce soit efficace, c’est moins cher : 42,50 euros seulement (différence : 2,20 euros !).

 

-      Et l’autre produit ?

 

-      C’est plus cher, mais ça ne fait pas pareil (??? Vais-je intervenir ?!).

 

-      Ah ! 42,50 euros. C’est cher.

 

Là, pas de réponse. Je suis vraiment mal à l’aise. J’ai envie de dire à cette dame (titulaire) qui coupe la parole à sa préparatrice (laquelle d’ailleurs ne sait plus quoi faire ni quoi dire), se tient toujours face à moi, mais parle au monsieur qui est au comptoir voisin en forçant un peu la voix, qu’elle manque de la plus élémentaire des politesses…

 

Résultat : le monsieur ouvre son portefeuille, en sort 50 euros (il n’y avait d’ailleurs que 50 euros dans ce portefeuille), récupère sa monnaie et sa boîte pour trois mois qui fait repousser le cartilage, et sort.

 

-      C’est gagné, me direz-vous ?

 

Pas du tout : c’est perdu ! Car, outre le fait qu’il est profondément choquant de délivrer aussi mal un conseil et de manquer de respect à un client (ne pas se déplacer pour lui parler en face à face est un manque de respect), cette vente était forcée.

 

Or un client à qui l’on force la main est un client perdu. Car il ne reviendra jamais. Il peut même faire de la contre-publicité à la pharmacie !

 

Souvenez-vous. Cette robe que la vendeuse vous a conseillée, « Mais certainement, elle vous va à ravir ; et cette couleur ! Avec un peu de maquillage… ». La couleur, c’était orange, et le orange et vous, ça ne va pas ensemble, même avec la dernière Terra cotta de Guerlain. D’ailleurs, depuis combien de temps n’avez-vous plus mis les pieds dans cette boutique ?

 

Alors, promettez-moi : surtout ne faites pas ça !

 

Anne Vernes

Rédactrice en chef de Pharmacien Manager



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Depuis début 2009, l’officine est déjà en charge de collecter tous les médicaments non utilisés des français, avec interdiction formelle d’alimenter tout réseau de récupération…

 

Et bien maintenant elle devrait stocker, avant incinération, les fameux DASRI, déchets d’activités de soins à risque infectieux produits et ramenés par les patients en autotraitement… Il peut s’agir de déchets piquants et coupants (par exemple les aiguilles utilisées par les diabétiques), les déchets mous (par exemple les sondes urinaires de patients paraplégiques) ou de déchets semi-liquides ou liquides (par exemple les restes de nutrition entérale)…

 

Les officines se transformeraient-elles en éboueurs dernier cri ? C’est ce qu’implicitement le Journal Officiel en date du 28 décembre 2008 laisse entendre en leur imposant la collecte des déchets de soins apportés par les particuliers.

 

« Que faut-il faire des DASRI ? », c’est la question que pose mon confrère Laurent Lefort du « le Moniteur des Pharmacies » daté du 14 février dans une enquête de six pages que je vous encourage à consulter.

 

Pour Jean Parrot, président du conseil de l’ordre des pharmaciens, c’est clair : « On ne mélange pas le propre avec le sale ! » Même son de cloche de la part de Gilles Bonnefond, président délégué de l’USPO : « Nous ne voulons pas déchets avec des résidus ou des excrétats. Et Philippe Gaertner, président de la FSPF de renchérir « On ne veut pas de DASRI en permanence dans nos officines et nous ne voulons pas non plus que ces déchets soient manipulés par le personnel. »

 

Claude Japhet, président de l’UNPF estime que la collecte incombe aux collectivités locales : « Je vois plutôt un système où les conteneurs vides sont fournis aux pharmaciens par l’industrie, où ces mêmes pharmaciens les fournissent aux patients, où ces patients font le tri de leur matériel usagé et où le service de ramassage (tri sélectif) se carge d’acheminer et de détruire. »

 

Alors, dans les faits, que va-t-il se passer ? Qu’en pensez-vous ? Les officines vont-elles obtempérer ? Pour l’instant, étant donné que le décret d’application n’est pas encore sorti, elles ne sont pas encore hors-la-loi.

 

A vendredi, d’ici là je me soigne.



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 Vous arrive-t-il de lire Pharmacien Manager ? Vous me direz ce mensuel est fait pour les titulaires… Mais si le vôtre de titulaire est abonné, empruntez-lui le numéro de février. Vous y découvrirez une vision de l’officine dynamique qui construit son avenir autour de l’équipe.

 

Pour preuve l’éditorial de la rédactrice en chef Anne Vernes qui invite à remédier à la crise. « Il est temps, écrit-elle,  de mobiliser l’esprit d’équipe, de parler « vrai » , d’entretenir la confiance, de faire la chasse au manque d’entrain et au mauvais esprit… »

 

Dans ce numéro, la journaliste Isabelle Diquéro interviewe le sociologue Ronan Chastellier qui explique ce que « tendances » veut dire… Il se risque d’ailleurs à brosser le portrait de ce que pourrait être la pharmacie de demain.

 

Extraits :

 

« Pourquoi ne verrait-on pas un coin restaurant dans la pharmacie ? Cela aurait sans doute une vertu pédagogique. En servant le menu idéal, le pharmacien matérialiserait son discours de prévention. La pharmacie est un lieu silencieux, il faut la faire sortir de cette absence de communication. Il faut déconstruire ce lieu commercial traditionnel en introduisant plus de spectaculaire, plus de mise en scène. Il faut mettre le consommateur en état de réception… »

 

 (…) « On pourrait imaginer la mise en place d’événements de type Oral Bar, un bar à thème éphémère créé par Oral B qui, pendant quelques jours, a distribué des coktails vitaminés aux visiteurs tout en dispensant des conseils sur l’hygiène bucco-dentaire et en assurant la promotion de nouvelles brosses à dents. »

 

Alors pour vous ce sera quoi l’officine de demain ? Est-ce qu’on y organisera des rendez-vous diététiques avec atelier repas pour les diabétiques co-animés par un diététicienne et une association de patients ?

 

Sur le même thème, y organisera-t-on des matinées d’information sur l’autosurveillance glycémique avec démonstration de matériel animées par une infirmière, un officinal, un médecin ?

 

Qu’en dîtes-vous ? En tout cas si vous voulez en savoir plus sur le concept  Bar d’Oral B, réservez dès maintenant auprès de votre titulaire votre emprunt de prochain Pharmacien Manager. Vous pourrez y lire un reportage sur le sujet.

 

A mardi, d’ici là je me soigne.



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

 

SOS ! Le planning familial est en danger.
Le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) a dénoncé la diminution des aides de l’Etat au conseil conjugal et familial, risquant, selon lui, de conduire à la fermeture de près d’un tiers des quelque 70 associations départementales, et a lancé une pétition (sur www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth), qui a réuni plus de 43.000 signatures.
« En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective. (…) L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73
Le planning familial a été instauré en 1967 lors de la loi Neuwirth légalisant la contraception. Il a pour objectif d’assurer le suivi gynécologique des femmes : examen gynécologique, dépistage, test de grossesse, prescription de pilule, de stérilet…
C’est un lieu facilement accessible, anonyme qui permet aux jeunes filles d’avoir accès aux soins gynécologiques sans avoir à demander aux parents, qui propose une prise en charge gratuite aux femmes qui n’ont pas les moyens d’aller voir un gynécologue. Des femmes majeures qui ont les moyens de payer leur consultation s’adressent aussi au planning familial, notamment pour des interruptions volontaires de grossesse que leurs gynécologues ont refusées, invoquant la clause de conscience.
Planning familial… Le terme est désuet et pourtant sa mission est d’utilité publique. Faut-il encore rappeler qu’il y a en France 200 000 IVG par an… c’est-à-dire 200 000 femmes traumatisées par un acte qu’elles auraient aimé éviter. Le planning familial, il ne faut pas lui couper les vivres, il faudrait bien au contraire en faire la publicité… et renforcer se moyens.
Tous les efforts doivent être mobilisés pour relayer l’information en terme de contraception.
La pétition du mouvement pour le planning familial a peut-être été entendue. Brice Hortefeux, ministre du Travail et de la famille, a affirmé, le 4 février 2009, son engagement à maintenir l’effort budgétaire dédié au Planning familial.
Reconnaissant "une légère diminution des crédits consacrés au conseil conjugal et familial, de 2,5 millions d’euros à 2,2", dans la loi de finances 2009, il a souligné qu’il "fallait ajouter d’autres crédits, 430.000 euros au titre de (mon) ministère, 380.000 au titre du ministère de la Santé, donc c’est 2,9 millions d’euros qui y sont consacrés".
Affaire à suivre.
A vendredi, d’ici là je me soigne.
 


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Quelle bonne idée de la part du mensuel capital (numéro daté de février) de faire un classement de 30 associations caritatives à partir des données publiées dans leurs rapports financiers 2007.
 
Une association est bien gérée quand elle consacre au moins 70% de son budget à ses œuvres. Je les ai recensées ci-dessous avec pour chacune le pourcentage du budget consacré aux œuvres.
 
Les vertueuses sont :
- 95% Perce Neige
- 90% ATD Quart monde
- 88% Médecins sans frontières
- 87% Restos du coeur
- 84% Ordre de Malte
- 81 % AFM (association française contre les myopathes)
- 80% Institut Pasteur
- 79% ACF (action contre la faim)
- 77% Secours catholique
- 76% Secours populaire
- 76% ARC (association pour la recherche contre le cancer)
- 76% Unicef
- 73% Fondation Abbé Pierre
- 71% Médecins du monde
 
Peuvent mieux faire
- 67% Handicap international
- 66% Les petits frères des pauvres
- 65% Sidaction
- 65% Amnesty France
- 65% La chaîne de l’espoir
- 62 % Fondation des hôpitaux de Paris
- 58% Acat (association des chrétiens contre la torture)
- 56% Orphelins des sapeurs-pompiers
- 53 % France Alzheimer
- 50% Fédération française de cardiologie
 
Sont dans le rouge
- 59% France Libertés Danielle Mitterrand
- 45% Interida
- 1% ARDMLA (recherche sur la dégénérescence maculaire)
- 0% Airma (recherche Alzheimer)
 
Et nous apprenons aussi dans l’article que l’opération Pièces Jaunes des Hôpitaux de Paris coûte plus qu’elle ne rapporte, qu’Airma consacre son budget à payer une ribambelle de prestataires américains spécialisés dans le mailing, le marketing ou la comptabilité… Gardons nous toutefois de conclusions rapides. La plupart des associations sont de bonne foi mais ne savent pas toujours gérer ou ont des frais particuliers. Ainsi certaines souffrent de la lourdeur de leurs tâches (entretien de centres de vacances pour les petits frères des pauvres ou suivi de la scolarisation des orphelins des sapeurs pompiers par une dizaine de salariés).
 
Pour avoir une vision complète de ces associations, je vous invite à consulter le tableau dressé par Capital qui compare également les budgets totaux, les frais de collecte et les frais de fonctionnement et à lire l’analyse du journaliste Etienne Gingembre.
 
En tout cas, cette transparence est la bienvenue… Au moment où le livre de Pierre Péan « le monde du docteur K » a jeté le trouble sur notre vision de l’humanitaire.
 
A mardi, d’ici là, je me soigne.
 


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Très beau reportage de France 3, le 19 janvier dernier, sur un étonnant trouble psychique qui masque tout symptôme de grossesse à la femme enceinte, mais aussi à son mari, son entourage voire au corps médical.
 
Qu’on se le dise, la nature est étonnante… Comme l’expliquait le Docteur Israël Nizan, le corps est capable de se transformer pour laisser croire à une grossesse, puis de se dégonfler comme un ballon de baudruche après une échographie stérile ; c’est la grossesse nerveuse.
 
Et le corps peut à l’inverse cacher la gestation d’un petit être neuf mois durant… Tous les témoignages des femmes interviewées le démontraient au point que certaines ne découvrent leur état que lorsque les douleurs de l’enfantement surviennent.
 
Ainsi, 600 à 1800 femmes seraient victimes chaque année du déni de grossesse et une centaine d’entre elles ne découvrent leur état au moment de l’accouchement. Dans de rares cas qui font la une des journaux, ce déni peut aboutir à des infanticides…
 
Le 2 février, lors du procès d’une mère de quatre enfants ayant donné la mort à son nouveau-né, les jurés de la cour d’Assise de Caen semblent avoir été ému par le témoignage de l’accusée et n’ont pas suivi le procureur général qui réclamait 5 ans de prison ferme… Ils ont retenu 5 ans mais avec sursis. L’associationfrançaise pour la reconnaissance du déni de grossesse aurait préféré l’acquittement mais reconnaît qu’une simple peine de principe est un progrès par rapport aux jugements antérieurs.
 
L’AFRDG a lancé une pétition pour que soit reconnu le déni de grossesse comme un réel problème de santé publique et reçoive des réponses collectives (en termes de prévention) et des réponses individuelles (en terme de prise en charge) et ne soit plus relégué au rang de "fait divers".
Vous pourrez retrouver cette pétition sur le site de l’association www.afrdg.info/
Parce que cette affection est encore largement ignorée non seulement du grand public mais aussi d’une partie du corps médical et de la justice, il est temps de s’informer pour changer notre regard sur ces femmes en souffrance. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Pour preuve ce témoignage diffusé sur le site de l’AFRDG :
« J’ai 26 ans, j’ai été victime d’un déni de grossesse en 2008. Je travaille à l’hôpital de Rouen et un matin, le 23 mars 2008, j’allais travailler à 6 H. J’ai commencé mon travail comme tous les matins, et à 9h j’ai eu une douleur au ventre. J’ai su tout de suite que c’était une contraction étant déjà maman de deux enfants. Et, en effet, je croyais que sans le savoir j’étais en train de faire une fausse couche, et non, 30 minutes après, je mettais une petite puce de 3k 070 au monde que nous avons appelée Manon et surnommée "Paquerette" (j’ai accouché le jour de Pâques). Cela a été très difficile à admettre pour moi et mon mari, mais on s’est battus et n’avons pas lâché les bras et on a une famille formidable qui a compris et qui nous a soutenus. »
A vendredi, d’ici là je me soigne.
 


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