Diabète quand tu nous tiens… Porphyre n’arrête pas de faire des articles sur cette pathologie qui, à l’instar des maladies cardiovasculaires fait de plus en plus de ravages, que ce soit en France, ou partout dans le monde…

 

Dans le numéro tout chaud, que vous aurez bientôt dans vos boîtes aux lettres (si vous n’êtes pas encore abonné, abonnez-vous au plus vite), nous faisons le point dans notre rubrique mieux comprendre sur le traitement du diabète de type 2. Et ce n’est pas fini, dans le n°454, rubrique mieux délivrer, vous trouverez 2 pages sur les insulines…

 

 

Mais je crois qu’il va falloir que nous parlions plus particulièrement de l’alimentation du diabétique. Car force est de constater que le patient, au sortir de sa consultation chez le diabétologue, se retrouve bien seul face à son garde-manger et son frigo.

 

 

Le problème c’est qu’il faut soudain qu’il apprenne des règles diététiques et qu’il faut du temps pour cela.

 

Il y a des règles… Il ne s’agit pas de supprimer les glucides, le diabétique en a besoin comme tout un chacun. Mais il faut les consommer en même temps que d’autres aliments n’en apportant pas et qui vont d’une certaine manière les neutraliser. Exemple : on ne mange pas une orange, seule au milieu de la matinée, on la mange à la fin d’un repas comportant des crudités, des légumes cuits chauds, de la viande.

 

Préférer les sucres lents aux sucres rapides. Exemple : préférer le pain (si possible complet) plutôt que la biscotte ou les céréales, qui même « sans sucre ajouté » contiennent 75% de sucre qui se digèrent très vite…

 

Enfin, conseillez vos patients à aller sur le site www.diabsurf.com rudement bien fait.

 

A mardi, d’ici là je me soigne.
 



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Je me souviens que, pour mes enfants aînés, devant une forte fièvre, il y a dix ans, le médecin n’hésitait à dégainer la prescription d’amoxicilline ou autre antibiotique à large spectre.

 

Je puis témoigner aujourd’hui que les antibiotiques c’est plus automatique. C’est la sécu qui peut être satisfaite. Ma petite dernière avait une fièvre oscillant entre 38°5 et 40° depuis trois jours, le médecin n’ayant trouvé aucun symptôme autre pouvant orienter son diagnostic m’a demandé d’attendre une journée encore, avec. Puis, les affaires ne s’arrangeant pas, a prescrit des examens complémentaires : ECBU et radio des poumons…

 

Et une infection pulmonaire a été découverte. Et là, revisite chez le médecin avec la prescription d’antibiotique qui va avec. Je n’ai pu m’empêcher d’en discuter avec le pharmacien : il était tout-à-fait d’accord avec moi. Les prescripteurs ont changé leur stratégie de prise en charge, ils jouent la carte de l’investigation. Et vous, partagez-vous le même sentiment ?

 

A vendredi, d’ici là, je soigne ma fille.
 



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Alli, la pilule anti-obésité sorti le 6 mai dernier en vente libre fait couler beaucoup d’encre… C’est un produit qui doit être utilisé avec beaucoup de précaution, étant donné ses effets indésirables gastro-intestinaux (flatulences avec suintement, selles molles et impérieuses, diarrhée) et ses interactions avec de nombreux traitements (diminue l’efficacité des anticoagulants, des contraceptifs oraux, des antihypertenseurs…)…

 

"Le pharmacien a le droit et même le devoir de refuser une vente si elle est contraire à la santé de la personne", a déclaré la ministre de la Santé Roselyne Bachelot sur LCI. Alors que font les officinaux ? Réservent-ils comme il se doit le médicament aux seuls patients obèses ou en surpoids (dont l’indice de masse corporelle est égal ou supérieur à 28) ?

 

Des journalistes ont testé leur attitude et certains pharmaciens se sont fait épinglés. Voir l’article (et le dossier Alli) sur notre site http://www.wk-pharma.fr/actualites/detail/11676-publication-1/alli-des-pharmaciens-poitevins-testes-et-epingles.html

 

Alors, vous chers lecteurs qui êtes au comptoir, avez-vous délivré la fameuse pilule ? Comme cela se passe-t-il ?

 

A mardi, d’ici là je me soigne.



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Six heures de décalage horaire m’ont plongé dans un état de torpeur bienfaisant. Ce dimanche, j’ai retrouvé les miens avec félicité. En dix jours d’absence, sous la pluie, mon jardin a changé d’allure, plus verdoyant, plus touffu. Bon, je vous l’accorde, il n’a rien à voir avec l’exotisme de la végétation guadeloupéenne.

 

Les grappes de lilas et les renoncules orangées ont fané, les œillets vont aussi vers leurs fins. Mais mon premier coquelicot est sorti flamboyant rouge, les campanules bleues se décident enfin à envahir les bordures de l’allée et les cerisiers arborent des fruits prometteurs d’ici quelques jours…

 

 

Le retour au travail fut heureux aussi car, partir loin, cela permet de regarder les choses avec plus de détachement. J’ai pu aussi constater l’efficacité remarquable de mon équipe. Sandrine et Valérie, maquettistes, Véronique, responsable de la rubrique produits et Christine mon bras droit ont assuré, ça y est, le numéro 453 de Porphyre est sous presse.

 

Au sommaire : un dossier complet sur le contrat de travail, un article de 6 pages pour tout comprendre sur le diabète de type 2 et un autre pour conseiller (ou non) le médicament Alli contre l’obésité. Et bien d’autres sujets…

 

 

J’ai passé aussi un petit coup de fil à Marie-Thérèse Laurence, coordinatrice du CFA de Guadeloupe pour la remercier elle et toute son équipe, de l’accueil et d’un petit colis qui va me faire encore voyager les papilles (surtout le piment !). Etienne Coquet, de Douai, m’a rassuré sur l’état de notre apprentie malade dans l’avion, elle a récupéré et tous les élèves semblent ravis de leur périple.

 

J’ai appelé aussi l’un des enseignants, Lucien-Philippe Copaver, qui n’a jamais rechigné à me servir de guide pendant mon reportage. Si elle me lit (vous êtes nombreux de Guadeloupe à me lire), merci à Régine Ramdine, pharmacienne et formatrice, qui, pendant une journée entière, m’a fait découvrir Pointe à Pitre et sa vision de la Guadeloupe.

 

Quant à ma nouvelle recrue, le photographe Gilles Delacroix, je ne l’ai pas encore contacté… Mais, Isabel, iconographe, s’est déjà chargée d’imprimer les planches et nous avons, avec Sandrine maquetté la couverture du mois de juillet/août.

 

Superbe, dynamique, elle illustre la chaleur de l’échange.

 

A vendredi, d’ici là, enveloppée dans une couverture, chaque soir, je bois du rhum et dans le citron vert, je contemple mes souvenirs heureux.

 



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Savez-vous que les deux ailes du papillon que forme la Guadeloupe sont séparées ? En effet,pour aller d’un côté à l’autre, il faut passer un pont qui enjambe un petit bras de mer appelé la « rivière salée ».

 

Promenade aujourd’hui en bus à travers Basse Terre (partie ouest de l’île), le relief y est plus montagneux, accidenté, la végétation luxuriante et la forêt tropicale dense. Nous avons rendez-vous à Gourbeyre avec Henry Joseph, pharmacien, qui a crée en 2005, avec Paul Bourgeois, professeur de chimie, les laboratoires Phytobokaz www.phytobokaz.com

 

La philosophie du laboratoire est d’utiliser les plantes locales et de promouvoir une médecine préventive.

 

La société commercialise six produits aux actifs issus de la végétation caribéenne, vendus uniquement en pharmacie, aux Antilles et dans quelques pharmacies de métropole (distribué par l’agence fortipharm.

Trois cosmétiques :

-Ti Trezo : gel anticelllulite à base d’huile de galba, d’extrait de banane et d’huile essentielle,

-Huile de Galba : Anti-âge, cicatrisante, apaisant les coups de soleil,

-Bioven : tonifie les jambes lourdes.

 

Trois compléments alimentaires :

-Rumago : gel relaxant pour les muscles et les articulations,

-Banuline : antistress

-Virapic : pour l’équilibre des défenses naturelles de l’organisme.

 

Pendant que j’écris ce message, après la découverte de la végétation, notre équipe de préparateurs en pharmacie passe à la pratique. Ils confectionnent Bioven, un gel pour les jambes lourdes…

 

Plus tard, je vous en dirai davantage sur Henri Joseph qui vient de remporter un formidable combat, avec la juriste Isabelle Robard.

 

Jusque début 2009, les plantes médicinales d’outre-mer n’étaient pas intégrées à la pharmacopée française. Pour des raisons liées à l’esclavage.  Les plantes ultramarines n’étaient pas présentes dans le Codex français dans sa première édition datant de 1818 qui interdisait aux nègres libres ou esclaves d’utiliser les plantes, les côlons craignant d’être empoisonnés

 

9 avril 2009, c’est une date historique pour Henry Joseph. Les plantes médicinales caribéennes sont intégrées à la pharmacopée française. Les pharmaciens de Guadeloupe peuvent vendre à leurs clients du la plante appelée « zeb charpentier » pour dormir au même titre qu’en métropole on propose du tilleul.

 

A mardi (en métropole), d’ici là je me soigne, je mets du gel sur mes jambes.

 



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Hier, une moitié du groupe des apprentis de Douai était en stage dans la pharmacie de leur correspondant. Ce qu’ils en disent aujourd’hui :

 

Adeline Thorez, Pharmacie du Bas du Fort, Le Gosier : « La journée à l’officine, c’est ce que j’appréhendais le plus du séjour, et au final c’est celle que j’ai préférée, je pensais que j’allais rester dans un coin à regarder et peut-être à m’ennuyer. Au final, la pharmacienne, la préparatrice et ma correspondante Alice venaient vers moi, m’expliquaient le fonctionnement de la pharmacie dans une ambiance très détendue. »

 

Justine Lefel, Pharmacie Werter, Le Moule : « J’ai remarqué que les clients viennent acheter davantage de parapharmacie que de médicaments. Je n’ai pas vu beaucoup de génériques et ils sont rangés avec le princeps. »

 

Océanne Béghin, Pharmacie Berthelot, Pointe à Pitre : « J’ai remarqué que les conditionnements de médicaments sont plus petits, c’était le cas par exemple le Mediator. »

 

Morgane Dutoit, Pharmacie de l’aéroport, Les Abymes : « Je trouve que le personnel est moins stressé qu’en métropole et que les relations sont plus simples avec les patrons. »

 

Elodie Palacz, Sainte-Rose : « Tout le personnel se tutoie patron y compris… Ils tutoient également quasiment tous les clients, je n’ai jamais entendu un vouvoiement de la matinée, j’ai fait la remarque à Leslie ma correspondante qui m’a dit qu’ils ne tutoyaient toutefois pas les touristes. »

 

A demain, d’ici, je me soigne en mangeant des mangues, sous les arbres généreux du bord des routes. Elles sont oranges et grosses comme des œufs de dinde.

 

 



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Abymes quartier du Raizet. J’y découvre un petit bijou de pharmacie, la pharmacie Vila, flambant neuf, rose fushia et vert anis sur fond anthracite.

 

Le parti pris esthétique est affiché. La vitrine est vierge : un comble pour une pharmacie ! Aucun matériel de laboratoire ne s’y trouve, seule une inscription couleur fushia annonce « Les duos malins de la para : un produit acheté, le deuxième identique à moins 50% ».

Autre parti pris : l’accueil sourire et salutations systématique.

 

Dans l’équipe de Rémi Vila, installé à son nom depuis novembre 2008, il y a Elisa, préparatrice en pharmacie qui m’a dit « C’était génial le voyage à Douai ». Elle fait partie des trente apprentis qui ont participé en 2007 au premier échange entre les CFA de Douai et de Guadeloupe.

 

« Nous avons fait des cours de TP, reconnaissance et commentaire technique, raconte-t-elle. Les modes de fabrication des préparation étaient différents, par exemple pour la fabrication des suppos. En Guadeloupe, pour l’excipient, nous on triture d’emblée. En métropole, on est obligé de concasser l’excipient dur en raison du climat plus froid. »

 

Et Elisa de s’exclamer : « Il faisait très froid ! J’étais déjà allée à Paris pour voir mon frère mais le nord c’est complètement différent, le climat, le mode de vie. Douai est calme, moins pollué… Dans les lieux publics, j’ai trouvé les habitants gentils mais moins souriants qu’en Guadeloupe. Au CFA, en revanche, il y avait beaucoup d’échanges et une très bonne ambiance avec les apprentis et les enseignants du CFA.

 

L’année d’après, trois enseignants, sont venus en Guadeloupe nous faire faire un stage d’une semaine de révision : c’était super, j’ai apprécié leurs méthodes de travail ! »

 

Demain, je vous parlerai (je pense) de la journée de Caroline et de Morgane à la pharmacie du Carrefour de Baie Mahault.

 

Je ne me soigne pas, je bois de l’eau de coco. Ici, sur le bord des routes, des vendeurs pèlent la tête des noix de coco fraîches avec un sabre puis y font un petit trou. Rafraîchissement garanti.

 



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Petit déjeuner au réfectoire ce matin en compagnie d’élèves préparatrices guadeloupéennes qui m’ont parlé de leurs pharmacies où elles sont apprenties…

 

 

Et puis, hop, j’ai pris ma petite auto pour gagner le nord de Grande Terre car j’avais rendez-vous avec Edouard Delta, titulaire dans la commune de Anse Bertrand et membre du bureau du SPPG (syndicat départemental des pharmacies de Guadeloupe, affilié à la FSPF). Il en était le président jusqu’en mai 2008.

 

 

« C’est notre syndicat de pharmaciens qui a créé la formation de préparateurs dans les années 1980, raconte Edouard Delta. Les cours étaient dispensés par nous-mêmes et bénévolement, nous les donnions dans le lycée professionnel de Morne à l’eau et le lycée technique de Baimbridge, nous devions transporter le matériel pour les cours, pilon, mortier et produits chimiques. Dans les années 2000, nous avons établi un partenariat avec le lycée de Providence des Abymes et nous leur avons passé la main. »

 

 

Aujourd’hui, le lycée de Providence est le siège du CFA académique de Guadeloupe dans lequel la pharmacie est l’un des secteurs de formation par apprentissage. Au total, BP1 et BP2, les préparateurs en pharmacie sont au nombre de 171, au passage les plus nombreux.

 

 

Avec Edouard Delta, nous n’avons pas vu les deux heures d’interview filer… Quelques photos de son équipe, des préparatrices et me voilà de nouveau sur les routes pour regagner les Abymes… Et là je n’ai pas résisté, en quelques kilomètres dans une route au milieu de la verdure, j’ai gagné la pointe de la Grande Vigie.

 

 

Sous les soleil, un petit sentier au milieu des bosquets m’a conduit jusqu’à un point de vue vertigineux où je me suis imposée quelques minutes de silence.

 

 

A perte de vue s’étendait la mer turquoise et à mes pieds les falaises qui découpaient la côte comme de la dentelle… et où venaient se fracasser les vagues dans un bouillon d’écumes.

 

 

Ma pause terminée, j’ai repris la route au milieu des champs de canne. Sur la route, j’ai acheté un ananas bouteille (vert en forme de bouteille) que j’ai mangé sur place… La suite demain. Y a mon photographe qui m’attend, après avoir fait des clichés d’une séance de travaux pratiques (un shampooing à l’huile de carapate), nous devons organiser une photo des 50 élèves préparateurs.

 

 

A plus, je ne me soigne pas, je mange des ananas.

 

 



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Entrons dans le vif du sujet. La pharmacie est un commerce, la première chose quand vous êtes officinal est de fixer le prix des produits à vendre.

 

« Mais attention, en Guadeloupe, la notion d’insularité fait que le produit est plus cher à l’achat en raison des frais de transport et d’une taxe indirecte spécifique qui est l’octroi de mer », explique Lucien-Philippe Copaver, formateur au CFAPAG (CFA polyvalent de l’académie Antilles-Guyane) qui a dispensé ce jour un cours commun aux élèves de Douai et de Guadeloupe.

 

Pour les produits vignettés, l’Etat a fixé par arrêté préfectoral un coefficient multiplicateur qui tient compte de ce surcoût d’approvisionnement. Actuellement il est de 1,323. Dans les faits, le prix mentionné sur la vignette est majoré de 32,3%

Ainsi, j’ai relevé les prix de vente suivants dans une pharmacie de Pointe-à-Pitre :
-    Doliprane 500 : 2,30 euros (prix vignette 1,74 euros)
-    Advil cp : 2,47 euros (prix vignette 1,87 euros)
-    Eferalgan sirop : 2,47 euros (prix vignette 1,87 euros)
-    Mopral 20, boîte de 28 : 50,43 euros (prix vignette 38,12 euros)
-    Amoxycilline générique : 6,99 (prix vignette 5,28 euros)
-    Epivir 300 : 239,57 euros (prix vignette 181,08 euros)

 

Bien entendu, la sécurité sociale rembourse le prix facturé… Au passage, un français de métropole peut tout à fait se voir rembourser en totalité des médicaments délivrés par une pharmacie guadeloupéenne. Dans le cas où la CPAM demanderait des explications sur le tarfi facturé, il suffirait de montrer l’origine de l’ordonnance.



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La petite île Marie Galante, située au sud est de la Guadeloupe, porte le nom du bateau de Christophe Colomb qui y jeta l’ancre en 1496.

 

 

La première étape de notre excursion du jour nous plonge dans le passé tumultueux d’un peuple né de la colonisation et de la traite d’esclaves. Au 17 ème siècle, les Français se sont installés en Guadeloupe pour développer la culture de la canne à sucre. Pour répondre à leur besoin de main d’œuvre, se met en place le commerce triangulaire atlantique.

 

 

De la côte Atlantique, les navires français partaient pour l’Afrique acheter des esclaves aux chefs de tribus africaines en échange de diverses marchandises, les emmenaient aux Antilles pour les revendre aux colons puis rentraient en France, avec dans les cales, du sucre, du coton ou des épices.

 

 

Les planteurs européens étaient peu nombreux en comparaison avec le nombre d’esclaves et imposèrent donc une discipline de fer pour prévenir toute velléité de révolte.

 

 

Quand Dominique Murat, notaire à Capbreton dans les Landes, arrive à Marie Galante en 1807, l’île compte 9400 esclaves sur 11700 habitants. L’homme est un de ces colons, sans pitié, qui jetait au fond d’un puits tout rebelle. Il réalise ses rêves de grandeur, fait construire un moulin à vent pour broyer la canne à sucre et une demeure à l’image des bâtisses bordelaises comportant pas moins de sept chambres avec salles de bain.

 

 

Aujourd’hui, les vestiges de sa propriété se visitent, on découvre aussi les baraques où étaient logées des femmes esclaves dont il eut de nombreux enfants. Cette descendance-là est restée sur l’île… La famille officielle a quant elle fui lors de l’abolition de l’esclavage en 1849.

 

 

« Naître en Guadeloupe, c’est avoir du sang d’esclave et de colon dans les veines, nous a dit notre guide, Elaïza à la peau noire. J’ai des descendants bretons ! »

 



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