Michel Foiche, préparateur et enseignant est venu me tenir compagnie. « Je préfère dire que je suis formateur, m’a-t-il dit, je considère les apprentis non comme des élèves mais comme de futurs collègues. »

 

L’homme m’a fait plonger dans un monde extraordinaire, celui des insectes. Il est passionné d’entomologie. Tout petit, accroupi dans le jardin familial, il scrutait les fourmis, les embêtait aussi un peu en mettant des brindilles sur leur parcours.
 

 

Son but est de protéger les espèces et non de les épingler sur un tableau de chasse. Dans un vivarium, il recueille les chenilles de Machaon, l’un des plus beaux papillons d’Europe, de la famille des Vanesses. « C’est très vorace les chenilles, elles aiment les fanes de carottes, le persil. Il y a plusieurs mues. La peau de la chenille craque sous la pression d’une peau plus grande. Je  leur installe des branchages où les chrysalides s’accrochent avec un fil de soie pour effectuer leurs métamorphoses.

C’est magnifique la naissance d’un papillon. Sous l’enveloppe translucide, on devine les ailes repliées. Celles-ci s’ouvrent peu à peu jusqu’à ce que le sang arrive, cela peut durer une demi-journée. Puis je peux prendre le papillon dans mes mains, pendant deux heures, il ne bougera pas et j’attends juste qu’il s’envole… »
 

Intarissable, Michel m’a aussi parlé des coléoptères (comme la coccinelle) et des hyménoptères, insectes piqueurs.
 

 

Et soudain, il m’a demandé : « Vous avez prévu une prise anti-moustiques pour votre séjour ?  car en Guadeloupe.  Il vaudrait mieux car l’île regorge de Aedes agepti qui véhiculent la dengue. »
 

Message bien compris. Pour en savoir plus, j’assisterai au cours sur les insectes vecteurs de maladie (prévu dans la semaine au CFA de Guadeloupe). Avec d’autant plus d’attention, que dixit Michel, nombre de ces maladies vont apparaître dans de nombreux pays tempérés, en raison du réchauffement climatique.
 

 

A demain, je vous en dirai plus car ça y est, j’atterris sur l’île Emeraude, en forme de papillon.

 



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Posté par Claire ManicotEcrire un commentaire

Sur internet, j’ai édité ma carte d’embarquement et choisis une place assise près d’un hublot et au fond de l’avion pour ne pas avoir vue sur une aile. A peine étais-je arrivé à l’aéroport d’Orly, qu’Etienne Coquet, coordinateur du CFA de Douai, me contactait sur mon portable
 

L’enregistrement de ma valise, un café, une poignée de main aux 25 élèves de BP 1ère année et les quatre encadrants de Douai, et déjà nous nous sommes installés dans l’avion pour cinq heures de vol.
 

Après avoir parcouru toute la presse offerte par Air France, j’ai glissé mes oreilles dans des écouteurs et pianoté sur mon écran à la découverte des propositions de loisirs d’Air France… Rubrique «Jeux», j’ai expérimenté un programme de relaxation, idéal pour bien vivre le vol. « A l’inspiration, laissez le ventre se détendre, à l’expiration, le ventre se fait plat… » Exercice utile après une semaine intensive tant sur le plan professionnel que personnel.
 

Relaxante aussi la vue sur la France, véritable damier de couleurs, jaunes les champs de colza, vertes les prairies, fourmis les autos… et puis, à plus de 10000 mètres d’altitude, rien que du bleu, celui de la mer puis celui du ciel, et le blanc cotonneux des nuages luisant de soleil.
 



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