La petite île Marie Galante, située au sud est de la Guadeloupe, porte le nom du bateau de Christophe Colomb qui y jeta l’ancre en 1496.

 

 

La première étape de notre excursion du jour nous plonge dans le passé tumultueux d’un peuple né de la colonisation et de la traite d’esclaves. Au 17 ème siècle, les Français se sont installés en Guadeloupe pour développer la culture de la canne à sucre. Pour répondre à leur besoin de main d’œuvre, se met en place le commerce triangulaire atlantique.

 

 

De la côte Atlantique, les navires français partaient pour l’Afrique acheter des esclaves aux chefs de tribus africaines en échange de diverses marchandises, les emmenaient aux Antilles pour les revendre aux colons puis rentraient en France, avec dans les cales, du sucre, du coton ou des épices.

 

 

Les planteurs européens étaient peu nombreux en comparaison avec le nombre d’esclaves et imposèrent donc une discipline de fer pour prévenir toute velléité de révolte.

 

 

Quand Dominique Murat, notaire à Capbreton dans les Landes, arrive à Marie Galante en 1807, l’île compte 9400 esclaves sur 11700 habitants. L’homme est un de ces colons, sans pitié, qui jetait au fond d’un puits tout rebelle. Il réalise ses rêves de grandeur, fait construire un moulin à vent pour broyer la canne à sucre et une demeure à l’image des bâtisses bordelaises comportant pas moins de sept chambres avec salles de bain.

 

 

Aujourd’hui, les vestiges de sa propriété se visitent, on découvre aussi les baraques où étaient logées des femmes esclaves dont il eut de nombreux enfants. Cette descendance-là est restée sur l’île… La famille officielle a quant elle fui lors de l’abolition de l’esclavage en 1849.

 

 

« Naître en Guadeloupe, c’est avoir du sang d’esclave et de colon dans les veines, nous a dit notre guide, Elaïza à la peau noire. J’ai des descendants bretons ! »

 



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17H30 heure locale (23H30 en métropole) nous y sommes en Guadeloupe, département de 1628 m2, en forme de papillon, avec deux ailes communément appelées pour l’une Basse Terre pour l’autre Haute Terre. Elle est peuplée d’environ 400 000 habitants.

 

 

Le lycée polyvalent des Abymes (la ville la plus dense de l’île avec 60 000 habitants) se situe à dix minutes de route de l’aéroport. Le temps de récupérer les voitures de location pour les encadrants, de monter dans le bus pour les élèves, la nuit est déjà tombée.

 

 

 

Alyse Alet, proviseur du lycée et directeur du CFA nous accueille, entourée de Daniel Anselme, son adjoint, Marie-Thérèse Laurence, coordinatrice pédagogique, Mireille Eger, secrétaire comptable et deux enseignants Denise Tranchot, préparatrice et Francine Dahomay, pharmacienne.

 

 

Echanges de salutations, apéritif et dîner. Avec le décalage horaire et la chaleur moite, je me sens dans un léger état second. Je fais connaissance de quelques élèves de Guadeloupe, dont l’une me reconnaît, elle est abonnée à Porphyre.

 

 

 

 



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