Entrons dans le vif du sujet. La pharmacie est un commerce, la première chose quand vous êtes officinal est de fixer le prix des produits à vendre.
« Mais attention, en Guadeloupe, la notion d’insularité fait que le produit est plus cher à l’achat en raison des frais de transport et d’une taxe indirecte spécifique qui est l’octroi de mer », explique Lucien-Philippe Copaver, formateur au CFAPAG (CFA polyvalent de l’académie Antilles-Guyane) qui a dispensé ce jour un cours commun aux élèves de Douai et de Guadeloupe.
Pour les produits vignettés, l’Etat a fixé par arrêté préfectoral un coefficient multiplicateur qui tient compte de ce surcoût d’approvisionnement. Actuellement il est de 1,323. Dans les faits, le prix mentionné sur la vignette est majoré de 32,3%
Ainsi, j’ai relevé les prix de vente suivants dans une pharmacie de Pointe-à-Pitre :
- Doliprane 500 : 2,30 euros (prix vignette 1,74 euros)
- Advil cp : 2,47 euros (prix vignette 1,87 euros)
- Eferalgan sirop : 2,47 euros (prix vignette 1,87 euros)
- Mopral 20, boîte de 28 : 50,43 euros (prix vignette 38,12 euros)
- Amoxycilline générique : 6,99 (prix vignette 5,28 euros)
- Epivir 300 : 239,57 euros (prix vignette 181,08 euros)
Bien entendu, la sécurité sociale rembourse le prix facturé… Au passage, un français de métropole peut tout à fait se voir rembourser en totalité des médicaments délivrés par une pharmacie guadeloupéenne. Dans le cas où la CPAM demanderait des explications sur le tarfi facturé, il suffirait de montrer l’origine de l’ordonnance.
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